Tout le monde debout
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Lika Minamoto est une actrice et mannequin japonaise née à Tokyo en 1981. Installée en France après avoir commencé une carrière de mannequin au Japon, elle développe un parcours entre publicité, cinéma français, séries télévisées, courts métrages et productions internationales. Son visage apparaît dans Inju, Tout le monde debout, À la belle étoile, Else et plusieurs séries comme No Limit, Nina ou Les Rivières pourpres. Sa trajectoire repose sur une forte capacité à évoluer entre les cultures française et japonaise, à travailler dans plusieurs langues et à passer d’une activité de mannequin à des rôles de fiction de plus en plus identifiés.
Elle grandit à Tokyo et commence le mannequinat pendant ses études universitaires. Cette première activité lui permet de découvrir les contraintes des shootings, de la publicité et des campagnes de mode. Elle apprend à travailler avec des équipes créatives où la posture, le regard et la précision du mouvement sont essentiels. Cette maîtrise de l’image deviendra ensuite utile devant une caméra de cinéma, même si le jeu demande une approche beaucoup plus narrative.
Lika Minamoto s’installe ensuite à Paris avec l’objectif initial de poursuivre notamment une formation en danse classique. La capitale française devient progressivement son principal environnement professionnel. Elle travaille pour des marques internationales et apparaît dans des campagnes liées à la beauté, au parfum et à la mode. Cette période lui permet de construire une carrière en Europe tout en conservant une identité artistique profondément liée au Japon.
Elle collabore notamment avec des marques comme Kenzo, L’Oréal, La Roche-Posay, Wella, Garnier et d’autres maisons. Ces campagnes lui donnent une expérience importante de l’image publicitaire, où chaque geste doit être extrêmement contrôlé. Elle apparaît également dans des clips et différents projets audiovisuels. Le passage vers l’interprétation se fait donc progressivement à partir d’une pratique déjà très développée de la caméra.
Au cinéma, l’un de ses premiers crédits significatifs arrive avec Inju : la Bête dans l’ombre de Barbet Schroeder en 2008. Le film, adapté d’un roman d’Edogawa Ranpo, se déroule en partie au Japon et met en scène un écrivain français fasciné par un auteur japonais mystérieux. Lika Minamoto incarne Tamao et participe à une œuvre qui utilise directement les échanges entre les cultures française et japonaise.
Cette expérience correspond particulièrement bien à son propre parcours. Elle peut utiliser sa connaissance des deux environnements culturels sans que son personnage soit réduit à une simple fonction exotique. Travailler avec Barbet Schroeder lui donne également une première expérience dans une production internationale dirigée par un réalisateur reconnu. Inju reste l’un des principaux repères de ses débuts au cinéma.
Elle poursuit ensuite avec plusieurs rôles et voix. En 2011, elle participe à Love and Bruises de Lou Ye et à Switch de Frédéric Schoendoerffer. Le premier est un drame sentimental réalisé par un cinéaste chinois travaillant en France, tandis que le second appartient au thriller. L’écart entre les deux projets montre déjà sa capacité à intégrer des univers très différents.
La télévision devient progressivement un autre axe important. Elle apparaît notamment dans Clara Sheller puis dans No Limit, série d’action créée autour d’un agent secret malade qui tente de maintenir une vie familiale. Lika Minamoto y incarne Lynn Pan sur plusieurs épisodes, ce qui lui donne une présence plus développée que certaines apparitions cinématographiques.
Dans No Limit, son personnage s’inscrit dans un univers d’espionnage où les relations internationales et les identités multiples occupent une place importante. Minamoto peut y utiliser une présence élégante mais aussi une énergie beaucoup plus directement liée à l’action. Cette série lui permet de renforcer sa visibilité auprès du public français.
Elle apparaît ensuite dans Le Passager, Nina et plusieurs téléfilms. Chaque production lui demande de changer de registre : thriller psychologique, série médicale ou récit policier. Sa carrière reste moins médiatisée que celle de certaines vedettes françaises mais se construit sur une continuité réelle et sur la capacité à répondre à des besoins de casting très différents.
En 2014, elle participe à Ablations dans le rôle de Mikako. Le film suit un homme qui découvre qu’un de ses organes a été retiré et cherche à comprendre ce qui lui est arrivé. Lika Minamoto rejoint un thriller étrange et sombre où les identités et les motivations restent longtemps incertaines. Cette présence prolonge son affinité avec les récits de suspense.
Elle travaille aussi dans plusieurs courts métrages et projets indépendants. Ces formats lui donnent parfois davantage de matière qu’un petit rôle dans une grande production. Ils constituent également un espace où l’actrice peut explorer des tonalités moins commerciales et collaborer avec de jeunes réalisateurs.
En 2018, elle apparaît dans Tout le monde debout de Franck Dubosc dans le rôle de Rachida. Le film raconte l’histoire d’un homme qui se fait passer pour handicapé afin de séduire une jeune femme avant de rencontrer sa sœur réellement paraplégique. La comédie devient un important succès populaire en France. Pour Minamoto, cette participation lui apporte une visibilité dans un registre beaucoup plus grand public.
La même période, elle continue à travailler dans la publicité et le mannequinat. Cette double carrière est importante pour comprendre son parcours : elle ne quitte jamais complètement l’univers de l’image commerciale lorsqu’elle développe ses rôles d’actrice. Les deux domaines se nourrissent mutuellement mais imposent des disciplines différentes.
En 2020, elle rejoint la troisième saison de Les Rivières pourpres dans un épisode réalisé par Virginie Sauveur. Elle incarne Audrey Han Quin dans une série policière sombre inspirée de l’univers créé par Jean-Christophe Grangé. Le programme lui offre un rôle inscrit dans une enquête complexe et une atmosphère très différente de la comédie de Tout le monde debout.
Elle apparaît également dans Les Saints de Kiko, court ou moyen métrage consacré à une illustratrice japonaise vivant en France et confrontée à une relation dérangeante avec son propre regard artistique. L’œuvre fait directement écho aux questions de déplacement culturel, de représentation et de création. Minamoto participe à un projet où l’identité franco-japonaise ne constitue pas un simple décor mais un élément central du récit.
En 2023, elle joue Satomi dans À la belle étoile de Sébastien Tulard. Le film est inspiré du parcours du pâtissier Yazid Ichemrahen et suit un jeune homme qui tente de s’imposer dans l’univers exigeant de la pâtisserie. Lika Minamoto rejoint une production consacrée au travail, à la transmission et à l’ambition, loin des thrillers qui ont marqué plusieurs de ses rôles précédents.
Le film possède également une dimension internationale liée à la haute gastronomie. Satomi appartient à cet environnement professionnel où la précision et l’exigence sont centrales. Minamoto retrouve ainsi une forme de rigueur qu’elle connaît depuis le mannequinat et la publicité, mais mise au service d’un personnage de fiction.
En 2024, elle tourne Else de Thibault Emin, film fantastique présenté ensuite au public français en 2025. Elle incarne Setsuko dans un récit où une étrange épidémie provoque la fusion progressive des personnes avec leur environnement. Le projet mélange romance, body horror et science-fiction et constitue l’un de ses rôles récents les plus singuliers.
Else est particulièrement intéressant dans sa filmographie parce qu’il s’éloigne fortement du réalisme. Les acteurs doivent réagir à des transformations qui reposent largement sur les effets visuels et la mise en scène. Minamoto participe ainsi à un cinéma de genre français ambitieux et confirme sa capacité à intégrer des propositions esthétiques inhabituelles.
En 2025 et 2026, Else bénéficie d’une diffusion plus large et devient un nouveau repère de son parcours. Lika Minamoto reste parallèlement liée à la mode, aux campagnes visuelles et aux projets qui circulent entre France et Japon. Cette continuité internationale constitue l’élément le plus stable de sa carrière depuis son installation en Europe.
Son parcours ne repose pas sur un rôle unique qui aurait transformé brutalement sa notoriété. Il est plutôt construit par accumulation : publicité, mannequinat, cinéma d’auteur, séries de télévision, films populaires et œuvres de genre. Cette diversité correspond à une artiste habituée à changer de contexte culturel et professionnel.
En 2026, Lika Minamoto est principalement identifiable par Inju, No Limit, Tout le monde debout, À la belle étoile et Else. Ces œuvres résument une trajectoire qui relie Japon et France sans se limiter à des personnages définis uniquement par leur nationalité. Son expérience de mannequin, de danse et d’actrice lui donne une présence visuelle très forte, tandis que sa longévité témoigne d’une adaptation constante aux transformations de l’audiovisuel français.
Parcours et dates clés
Cinéma
– 2008 – Inju : la Bête dans l’ombre – Tamao
– 2011 – Love and Bruises – participation
– 2011 – Switch – participation
– 2014 – Ablations – Mikako
– 2018 – Tout le monde debout – Rachida
– 2023 – À la belle étoile – Satomi
– 2025 – Else – Setsuko
Télévision / Séries
– 2005 – Clara Sheller – participation
– 2013 – No Limit – Lynn Pan
– 2013 – Le Passager – participation
– 2017 – Nina – participation
– 2020 – Les Rivières pourpres, saison 3 – Audrey Han Quin
Mode / Publicité
– Années 2000 à 2020 – Campagnes internationales de mode, beauté et parfum
Repères personnels
– 1981 – Naissance à Tokyo, Japon
– Années 2000 – Installation à Paris et développement d’une carrière en France
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