Amir El Kacem


Amir El Kacem

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Amir El Kacem est un acteur français né en 1992 à Paris, dans le 15e arrondissement. Il grandit avec le désir de travailler dans l’interprétation et choisit très tôt de se former de manière structurée plutôt que d’attendre une entrée fortuite dans le métier. Son parcours se construit ainsi entre théâtre, cinéma et télévision, avec une progression régulière qui lui permet de passer du cinéma d’auteur à la comédie populaire, du thriller aux séries policières et historiques. Cette diversité devient l’une des principales caractéristiques d’une carrière menée sans surexposition médiatique mais avec une présence constante dans le paysage audiovisuel français.

Il commence sa formation au Cours Florent en 2009, où il acquiert les bases du travail scénique et du rapport au texte. Deux ans plus tard, il intègre le Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, établissement particulièrement sélectif qui lui permet d’approfondir son jeu auprès de plusieurs enseignants et metteurs en scène, parmi lesquels Gérard Desarthe, Xavier Gallais et Caroline Huppert. Pendant trois années, il travaille aussi bien le répertoire que des approches plus contemporaines. Cette formation théâtrale donne à son jeu une sobriété et une capacité d’adaptation qui resteront visibles dans ses rôles à l’écran.

Ses premiers pas professionnels apparaissent au début des années 2010. Il tourne notamment dans Harissa mon amour et participe à des séries comme Boulevard du Palais. Comme beaucoup de jeunes comédiens, il commence par des rôles courts qui lui permettent d’apprendre les contraintes du tournage : précision des marques, adaptation au découpage, capacité à construire rapidement un personnage et à travailler avec des équipes changeantes. Cette période l’éloigne du cadre protégé du Conservatoire et l’oblige à confronter sa technique à des productions très différentes.

Le véritable tournant arrive en 2015 avec Une histoire de fou de Robert Guédiguian. Le film aborde la mémoire du génocide arménien, l’engagement politique et les conséquences de la violence militante à travers plusieurs générations. Amir El Kacem y trouve un rôle plus consistant et travaille avec des acteurs comme Ariane Ascaride, Simon Abkarian et Grégoire Leprince-Ringuet. Cette expérience l’inscrit dans un cinéma d’auteur français fortement marqué par les questions historiques et politiques, tout en donnant à son visage une première visibilité importante.

La même année, il apparaît dans Microbe et Gasoil de Michel Gondry. Le contraste avec Une histoire de fou est net : il passe d’un drame historique à une comédie adolescente inventive et poétique. Ce changement de ton montre rapidement qu’il n’est pas destiné à une seule catégorie de personnages. Il accepte également des rôles dans des productions plus physiques et populaires, construisant une filmographie où l’écart entre deux projets peut être très important.

En 2016, Amir El Kacem participe au Convoi de Frédéric Schoendoerffer, thriller criminel centré sur un transport de drogue entre l’Espagne et la France. Il apparaît aussi dans Éperdument de Pierre Godeau, drame carcéral porté par Guillaume Gallienne et Adèle Exarchopoulos. Ces deux films utilisent des univers très différents mais partagent un rapport à la tension et aux milieux fermés. Pour le jeune acteur, ils représentent une occasion de travailler avec des réalisateurs au style très marqué et de continuer à élargir son registre.

L’année suivante, il rejoint L’Ascension de Ludovic Bernard. Cette comédie inspirée d’une histoire vraie suit un jeune homme de banlieue qui entreprend l’ascension de l’Everest pour prouver son amour. Amir El Kacem participe à une production qui rencontre un large public et qui contribue à faire connaître plusieurs jeunes acteurs de sa génération. Il apparaît également dans Jalouse de David et Stéphane Foenkinos, film porté par Karin Viard, confirmant une présence régulière dans des comédies françaises à forte diffusion.

En parallèle, la télévision prend une place croissante dans son parcours. Il apparaît dans Les Hommes de l’ombre, Prof T., Nina, Kaboul Kitchen et d’autres séries où il doit adapter son jeu à des formats très différents. Kaboul Kitchen, notamment, lui offre un univers satirique et politique tandis que Prof T. appartient davantage au policier procédural. Cette variété lui permet de construire une expérience télévisuelle solide sans dépendre d’une seule série récurrente.

En 2017, il tient aussi un rôle important dans La Fin de la nuit de Lucas Belvaux, adaptation d’un texte de François Mauriac avec Nicole Garcia et Louise Bourgoin. Le téléfilm lui donne l’occasion de travailler un personnage masculin central dans une œuvre plus littéraire et plus intime. Il démontre ainsi qu’il peut porter des scènes longues fondées sur le dialogue et le conflit intérieur, héritage direct de sa formation théâtrale. Ce type de rôle complète utilement les films d’action ou de comédie qu’il tourne à la même période.

L’année 2018 marque une nouvelle étape avec Abdel et la Comtesse d’Isabelle Doval. Amir El Kacem y incarne Abdel, jeune homme débrouillard qui se retrouve au contact d’une famille aristocratique dirigée par le personnage de Charlotte de Turckheim. Le film repose sur la rencontre entre deux univers sociaux et sur les malentendus qu’elle provoque. Pour l’acteur, il s’agit d’un rôle de premier plan dans une comédie populaire, qui lui permet de montrer une énergie plus directe et une capacité à porter une intrigue sur la durée.

La même période le voit participer à Access, série humoristique avec Ahmed Sylla, puis à Hippocrate de Thomas Lilti. Dans cette dernière, l’univers hospitalier impose un jeu plus réaliste, fondé sur la précision des gestes et des situations professionnelles. Passer d’une comédie très écrite à un drame médical montre une nouvelle fois sa souplesse. Amir El Kacem semble choisir ses rôles moins selon le genre que selon la possibilité de découvrir un nouvel environnement de jeu.

En 2019, il apparaît dans Inséparables avec Ahmed Sylla et Alban Ivanov, ainsi que dans plusieurs téléfilms. La comédie lui permet de retrouver un registre populaire tandis que les productions télévisuelles entretiennent sa présence régulière auprès du public. Cette alternance évite une carrière faite de longues périodes d’absence et lui donne une expérience de tournage particulièrement variée. Elle prépare aussi l’étape suivante, lorsque les plateformes commencent à lui offrir des productions à diffusion internationale.

En 2020, il tient le rôle de Joseph-Ignace Guillotin dans La Révolution, série fantastique française diffusée par Netflix. Le programme réinvente la Révolution française en y introduisant une mystérieuse maladie et des éléments proches du fantastique horrifique. Amir El Kacem incarne un personnage inspiré d’une figure historique mais profondément transformé par la fiction. Cette combinaison d’histoire, de suspense et de genre lui donne une visibilité internationale et le place au centre d’une production française conçue directement pour un public mondial.

Même si La Révolution ne se poursuit pas au-delà de sa première saison, le rôle confirme sa capacité à s’inscrire dans des univers ambitieux et fortement stylisés. L’acteur ne cherche pas ensuite à reproduire exactement ce type de personnage. Il revient vers le cinéma français et vers des thrillers contemporains, maintenant une trajectoire qui refuse l’enfermement dans la fiction historique. Cette liberté de choix constitue un fil constant depuis ses premières années.

En 2022, il rejoint Overdose d’Olivier Marchal, film d’action et de police centré sur une enquête liée à un trafic international. Il y incarne Waheed Nawabi et retrouve Simon Abkarian, déjà croisé dans Une histoire de fou. L’univers de Marchal repose sur une violence sèche, des rapports de loyauté et une forte tension entre policiers et criminels. Amir El Kacem y adopte un registre plus sombre que dans plusieurs de ses comédies précédentes.

En 2023, il apparaît dans Gueules noires de Mathieu Turi, film d’aventure horrifique situé dans une mine française en 1956. Une équipe de mineurs descend profondément sous terre et découvre une crypte qui libère une menace ancienne. Le tournage exige un engagement physique important et une capacité à jouer dans des décors confinés et sombres. Amir El Kacem participe ainsi à un cinéma de genre français qui se développe alors davantage et cherche à proposer des productions visuellement ambitieuses.

La télévision lui offre ensuite un personnage plus durable avec Face à face. Il y interprète Elias Sarahoui, personnage qui s’intègre à l’univers policier et judiciaire de la série. Sa présence se poursuit sur plusieurs saisons, notamment en 2024, 2025 et 2026. Cette continuité est importante pour un acteur dont la carrière avait jusque-là été composée surtout d’expériences très diverses et souvent limitées à une saison ou à un film.

Face à face lui permet de développer un personnage sur une durée plus longue et de construire des relations récurrentes avec les autres membres de la distribution. Le format procédural impose une régularité particulière : chaque épisode possède sa propre intrigue, mais les personnages doivent évoluer subtilement au fil des saisons. Amir El Kacem peut ainsi exploiter la précision de son jeu et la stabilité acquise après plus d’une décennie de tournages. Le rôle devient l’un des principaux repères de sa carrière récente.

En 2026, il apparaît également dans D’écume et de sang, série policière tournée autour d’une île et d’un passé criminel. Ce projet le rapproche d’une fiction plus sombre et feuilletonnante, différente de la mécanique de Face à face. Il retrouve ainsi une combinaison qu’il connaît bien : enquête, tension dramatique et relations personnelles. La présence simultanée dans plusieurs séries confirme que la télévision devient un axe majeur de sa carrière au milieu des années 2020.

Amir El Kacem conserve pourtant un lien fort avec le théâtre et avec une manière de travailler issue de sa formation classique. Même dans les productions de genre, son jeu repose rarement sur l’effet spectaculaire. Il privilégie plutôt la précision du regard, l’écoute du partenaire et une présence qui permet au personnage d’exister sans surcharger la scène. Cette sobriété fonctionne aussi bien dans un film de Robert Guédiguian que dans un thriller d’Olivier Marchal ou une série policière de France Télévisions.

Sa carrière témoigne aussi d’une capacité à naviguer entre plusieurs niveaux de production. Il a travaillé dans des films d’auteur, des comédies grand public, des séries de réseau, des productions Netflix et des thrillers destinés aux plateformes. Cette variété ne donne pas une image de star construite autour d’un seul personnage, mais celle d’un acteur professionnel capable de s’intégrer rapidement à des univers très différents. Elle explique aussi pourquoi son visage est familier sans être associé exclusivement à une franchise.

En 2026, Amir El Kacem possède environ quinze années d’activité professionnelle et une filmographie qui continue de s’étoffer. Une histoire de fou, Abdel et la Comtesse, La Révolution, Overdose, Gueules noires et Face à face constituent les étapes les plus visibles d’un parcours largement partagé entre cinéma et télévision. Son évolution récente vers des rôles récurrents montre une nouvelle phase de stabilité. Il demeure cependant fidèle à la diversité qui a construit sa carrière, passant toujours du drame à la comédie et du réalisme au fantastique sans rupture artificielle.

Parcours et dates clés

Formation
– 2009 – Entrée au Cours Florent
– 2011 à 2014 – Formation au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris

Cinéma
– 2015 – Une histoire de fou – participation
– 2015 – Microbe et Gasoil – participation
– 2016 – Le Convoi – participation
– 2016 – Éperdument – participation
– 2017 – L’Ascension – participation
– 2017 – Jalouse – participation
– 2018 – Abdel et la Comtesse – Abdel
– 2019 – Inséparables – participation
– 2022 – Overdose – Waheed Nawabi
– 2023 – Gueules noires – participation

Télévision / Séries
– 2016 – Les Hommes de l’ombre – participation
– 2017 – La Fin de la nuit – rôle principal masculin
– 2018 – Access – participation
– 2018 – Hippocrate – participation
– 2020 – La Révolution – Joseph-Ignace Guillotin
– 2024 à 2026 – Face à face – Elias Sarahoui
– 2026 – D’écume et de sang – participation

Repères personnels
– 1992 – Naissance à Paris, France

  • Actor

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