Xavier Gelin


Xavier Gelin

Xavier Gélin est un acteur, producteur, scénariste et réalisateur français né le 21 juin 1946 à Paris et mort le 2 juillet 1999 dans la même ville. Fils de Daniel Gélin et Danièle Delorme, il grandit au cœur d’une famille de cinéma avant de construire un parcours personnel qui le mène des seconds rôles populaires à la production puis à la réalisation. Les Aventures de Rabbi Jacob, La Gifle, Une histoire simple, La Boum 2, Coup de jeune et L’Homme idéal figurent parmi ses principaux repères.

Son environnement familial l’introduit très tôt aux métiers du cinéma. Son père Daniel Gélin est l’un des acteurs français les plus connus de sa génération, tandis que sa mère Danièle Delorme est également comédienne et productrice. Xavier doit donc trouver sa propre place au sein d’un univers déjà fortement marqué par la notoriété familiale.

Il étudie notamment au lycée français de New York et obtient son diplôme au milieu des années 1960. Pendant cette période, il découvre les tournages internationaux et assiste Terence Young sur Opération Tonnerre. Cette expérience lui permet d’observer très jeune la fabrication d’une grande production.

De retour en France, il travaille comme assistant auprès de cinéastes comme Yves Robert et Pierre Étaix. Cette position en coulisses lui donne une compréhension technique et organisationnelle du métier. Gélin ne se contente donc pas de suivre la voie de l’acteur.

Il apparaît néanmoins rapidement à l’écran. Le Diable par la queue de Philippe de Broca puis L’Ours et la Poupée de Michel Deville comptent parmi ses premiers rôles. Son physique et son ton naturel le rendent particulièrement adapté aux comédies de la fin des années 1960 et du début des années 1970.

L’Aventure, c’est l’aventure de Claude Lelouch en 1972 l’intègre à une grande comédie satirique portée par Lino Ventura et Jacques Brel. Gélin y joue le fils du personnage de Ventura. La production connaît un important succès et renforce sa visibilité.

L’année 1973 est particulièrement riche. Il apparaît dans Salut l’artiste d’Yves Robert, Je sais rien, mais je dirai tout de Pierre Richard et surtout Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury. Dans ce dernier, il joue Alexandre, le fils du général.

Rabbi Jacob devient l’une des comédies françaises les plus célèbres de la décennie. Louis de Funès y incarne Victor Pivert dans une mécanique de quiproquos autour du racisme, de la politique et de l’identité. Gélin appartient à la vaste distribution qui donne au film son énergie collective.

La Gifle de Claude Pinoteau en 1974 constitue un autre grand succès populaire. Il y joue Xavier aux côtés de Lino Ventura, Isabelle Adjani et Annie Girardot. Le film observe les relations entre générations et devient l’un des événements cinématographiques de l’époque.

À partir du milieu des années 1970, Gélin s’oriente de plus en plus vers la production. Il travaille avec La Guéville, société de Danièle Delorme et Yves Robert, sur plusieurs films majeurs comme Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis. Cette transition marque un changement important de position dans l’industrie.

En 1980, il crée sa propre société, Hugo Films. Il produit ensuite plusieurs œuvres, parmi lesquelles Qu’est-ce qui fait courir David ? d’Élie Chouraqui et La Lectrice de Michel Deville. La production devient progressivement aussi importante que le jeu dans son identité professionnelle.

Il continue toutefois à apparaître comme acteur. Une histoire simple de Claude Sautet en 1978 puis La Boum 2 en 1982 montrent qu’il reste présent dans le cinéma populaire. Dans La Boum 2, il interprète Gilles au sein d’un phénomène générationnel porté par Sophie Marceau.

Au début des années 1990, Gélin passe à la réalisation. Coup de jeune en 1993 est une comédie construite autour de l’idée de rajeunissement et réunit plusieurs acteurs connus. Il assume alors simultanément des fonctions de scénariste, réalisateur et producteur.

L’Homme idéal en 1997 constitue son deuxième long métrage de réalisateur. La comédie s’intéresse aux attentes sentimentales et aux images du partenaire parfait. Gélin prolonge son goût pour un cinéma populaire fondé sur les acteurs et les situations.

Il est également le père du réalisateur Hugo Gélin, qui poursuivra plus tard une carrière importante avec Comme des frères et Demain tout commence. Cette continuité familiale prolonge une lignée déjà marquée par Daniel Gélin et Danièle Delorme. Xavier occupe ainsi une position centrale entre plusieurs générations.

Atteint d’un cancer, Xavier Gélin meurt à Paris le 2 juillet 1999 à l’âge de cinquante-trois ans. Sa disparition interrompt une carrière encore active de producteur et réalisateur. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse.

En 2026, Xavier Gélin reste souvent reconnu à l’écran pour Rabbi Jacob ou La Gifle, mais son importance professionnelle dépasse largement ces rôles. La création d’Hugo Films et son passage à la réalisation montrent une compréhension complète de la chaîne de fabrication du cinéma. Son parcours relie ainsi héritage familial, comédie populaire et entrepreneuriat cinématographique.

Parcours et dates clés

Repères personnels
– 21 juin 1946 – Naissance à Paris
– Années 1960 – Études au lycée français de New York et premières expériences de tournage
– 2 juillet 1999 – Décès à Paris

Cinéma – Acteur
– 1969 – Le Diable par la queue – participation
– 1970 – L’Ours et la Poupée – rôle de Reginald
– 1972 – L’Aventure, c’est l’aventure – participation
– 1973 – Les Aventures de Rabbi Jacob – rôle d’Alexandre
– 1974 – La Gifle – rôle de Xavier
– 1978 – Une histoire simple – participation
– 1982 – La Boum 2 – rôle de Gilles

Production / Réalisation
– 1976-1980 – Participation aux productions de La Guéville
– 1980 – Création de la société Hugo Films
– Années 1980 – Production de Qu’est-ce qui fait courir David ? et La Lectrice
– 1993 – Coup de jeune – réalisateur et scénariste
– 1997 – L’Homme idéal – réalisateur et scénariste

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