
Yaseen Khan
Yaseen Khan est un acteur, peintre, poète et artiste français d’origine indienne dont la carrière à l’écran commence au tournant des années 1980. Il apparaît dans plusieurs films français importants avant de développer parallèlement une activité artistique très personnelle dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Le Coup du parapluie, Mille milliards de dollars, Les Misérables, La Diagonale du fou, Emmanuelle 5 et L’Intouchable figurent parmi ses principaux crédits.
Les informations publiques sur sa date et son lieu de naissance restent peu précises. Les sources disponibles insistent davantage sur son identité d’artiste multiple que sur un état civil détaillé. Cette discrétion contraste avec une présence facilement identifiable dans plusieurs productions françaises des années 1980.
Le Coup du parapluie de Gérard Oury en 1980 constitue l’un de ses premiers grands crédits. Pierre Richard y joue un acteur raté qui se retrouve mêlé par erreur à une affaire criminelle et croit passer une audition. Khan interprète Radj Kahn dans cette comédie construite sur les quiproquos et le rythme.
Le film connaît un important succès populaire et bénéficie d’une distribution très large. Pour Yaseen Khan, cette participation lui donne immédiatement un crédit dans une production grand public dirigée par l’un des grands spécialistes français de la comédie. Son personnage s’intègre à une galerie de figures liées à l’intrigue criminelle.
En 1982, il apparaît dans Mille milliards de dollars d’Henri Verneuil. Le film suit un journaliste enquêtant sur une multinationale et développe une critique du pouvoir économique. Khan rejoint ici un univers beaucoup plus sérieux et politique que celui du Coup du parapluie.
La même année, il est crédité dans Les Misérables de Robert Hossein comme domestique de Marius. Cette adaptation ambitieuse de Victor Hugo rassemble une distribution importante et s’inscrit dans une tradition de grandes fresques populaires françaises. Khan y occupe un rôle secondaire mais clairement identifiable.
Il retrouve l’univers de Victor Hugo dans la mini-série Les Misérables de 1985, toujours dans un emploi de domestique. Cette continuité montre qu’il reste régulièrement sollicité pour des rôles de composition. La télévision complète ainsi ses apparitions au cinéma.
La Diagonale du fou de Richard Dembo en 1984 constitue un autre film marquant. Le récit met en scène un championnat du monde d’échecs entre deux joueurs issus de systèmes politiques opposés. Khan y apparaît dans un contexte où les seconds rôles contribuent à donner au tournoi une dimension internationale.
Le film reçoit l’Oscar du meilleur film étranger et le César du meilleur premier film. Cette reconnaissance internationale donne à la distribution une visibilité durable. Pour Yaseen Khan, il s’agit d’un nouveau crédit dans une œuvre devenue importante du cinéma français des années 1980.
En 1987, Emmanuelle 5 lui donne le rôle du prince Rajid. Le film appartient à une franchise érotique internationalement connue et adopte une esthétique d’aventure exotique. Khan passe ainsi d’un drame politique et d’un film d’échecs à une production très différente.
Après cette période, sa présence au cinéma devient plus espacée. Il réapparaît notamment dans L’Entente cordiale et L’Intouchable en 2006. Dans ce dernier film de Benoît Jacquot, il joue un passager indien au sein d’un récit consacré à une jeune femme partant en Inde à la recherche de son père.
Il apparaît également dans le court métrage Pois Plume en 2012 dans le rôle d’un artiste. Ce crédit rejoint directement une autre dimension de sa vie professionnelle : la peinture. Yaseen Khan est en effet connu pour exposer et travailler comme artiste dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés.
Ses activités de peintre et de poète donnent à sa carrière une forme particulière. Il ne se présente pas uniquement comme comédien et développe une relation directe avec les passants, visiteurs et habitants de Paris à travers ses œuvres. Cette pratique quotidienne devient une part essentielle de son identité publique.
Les sources recensent aussi des apparitions plus récentes, parfois sous des homonymies difficiles à vérifier. Une prudence particulière est nécessaire afin de ne pas lui attribuer automatiquement des rôles appartenant à d’autres Yaseen Khan actifs en Inde ou au Royaume-Uni. La filmographie française historique reste la partie la plus solidement documentée.
Cette trajectoire illustre une carrière artistique qui ne dépend pas d’une présence continue dans l’industrie du cinéma. Khan semble avoir privilégié une vie de création plus large, où peinture, poésie et rencontres quotidiennes occupent autant de place que les tournages. Cette liberté explique la relative dispersion de ses crédits.
En 2026, Yaseen Khan reste surtout identifiable par ses films des années 1980 et par son activité d’artiste parisien. Le Coup du parapluie, La Diagonale du fou et L’Intouchable relient plusieurs périodes de sa carrière d’acteur. Son parcours singulier témoigne d’un artiste qui a choisi de ne pas séparer strictement cinéma, peinture et poésie.
Son image d’artiste de rue et de peintre donne enfin à son parcours une dimension très parisienne et indépendante. Le contact direct avec les passants transforme l’exposition en échange quotidien plutôt qu’en événement institutionnel. Cette pratique explique la cohérence entre son activité plastique, sa poésie et des rôles de cinéma souvent ponctuels.
Parcours et dates clés
Cinéma / Télévision
– 1980 – Le Coup du parapluie – rôle de Radj Kahn
– 1982 – Mille milliards de dollars – participation
– 1982 – Les Misérables – rôle du domestique de Marius
– 1984 – La Diagonale du fou – participation
– 1985 – Les Misérables – apparition télévisée
– 1987 – Emmanuelle 5 – rôle du prince Rajid
– 2006 – L’Entente cordiale – participation
– 2006 – L’Intouchable – rôle d’un passager indien
– 2012 – Pois Plume – rôle de l’artiste
Autres activités
– Date non précisée – Activité de peintre et poète à Saint-Germain-des-Prés, Paris
Repères biographiques
– Date non précisée – Date et lieu de naissance non établis de manière fiable