
Ying Choi Cheung
Ying Choi Cheung est un acteur hongkongais né le 15 septembre 1934 à Hong Kong et mort le 14 juin 2023. Sa carrière couvre plusieurs décennies de cinéma cantonais et de télévision, depuis les productions de sabre et les mélodrames des années 1950-1960 jusqu’aux grandes séries de TVB. Journey to the West, Xuehua shenjian et plusieurs dizaines de films et feuilletons constituent les principaux repères d’un parcours extrêmement long.
Cheung commence à travailler dans l’industrie du spectacle à une époque où le cinéma de Hong Kong produit un très grand nombre de films en cantonais et en mandarin. Les studios tournent rapidement et utilisent des troupes d’acteurs capables de changer de genre d’un projet à l’autre. Cette organisation favorise les carrières longues des interprètes de caractère.
Au cours des années 1950 et 1960, il apparaît dans de nombreuses productions dont une partie demeure aujourd’hui difficile à retrouver dans les bases occidentales. Les titres sont parfois traduits de plusieurs façons et les romanisations du nom varient selon les distributeurs. Cette situation explique pourquoi sa filmographie internationale semble plus réduite que son activité réelle.
Xuehua shenjian Shang ji en 1964 figure parmi les films régulièrement associés à son nom. Il y interprète Fong Siu-Nam dans un univers de wuxia, genre fondé sur les héros martiaux, les clans, les rivalités et la circulation entre aventure et mélodrame. Le rôle lui permet d’occuper une place identifiable au sein d’une production représentative du cinéma cantonais de l’époque.
L’année suivante, il apparaît dans Tit gim jyu han seung jaap, autre production de sabre qui prolonge cette image. Ces films sont construits sur des distributions abondantes et sur un rythme de production très soutenu. Cheung acquiert ainsi une expérience considérable dans les récits historiques et martiaux.
Son activité ne se limite pourtant pas au cinéma de genre. Les acteurs hongkongais de cette génération passent régulièrement de la comédie familiale au mélodrame, du film d’époque au policier. La capacité de Cheung à s’adapter à ces registres explique sa longévité bien au-delà de l’âge d’or du cinéma cantonais classique.
Avec le développement de la télévision, il rejoint progressivement le petit écran et devient un visage familier des séries. Cette transition est essentielle pour de nombreux acteurs de Hong Kong dans les années 1970 et 1980, lorsque TVB et d’autres chaînes construisent de vastes catalogues de dramas. Cheung trouve dans ce nouveau format une deuxième carrière particulièrement durable.
Journey to the West, diffusée en 1996, constitue son crédit télévisé le plus connu à l’international. Adaptée du grand roman classique chinois, la série suit le voyage du moine Xuanzang et de ses compagnons vers l’Ouest. Cheung y incarne notamment une figure connue sous la traduction Great White Planet, dans un univers mêlant mythologie, aventure, humour et effets fantastiques.
La série connaît un important succès à Hong Kong et dans plusieurs territoires asiatiques. Son mélange de folklore, d’action et de comédie en fait une adaptation populaire du récit de Sun Wukong. La participation de Cheung le relie à une production devenue nostalgique pour toute une génération de téléspectateurs.
Au-delà de l’interprétation, certaines bases lui attribuent également des travaux liés à la musique. Cette polyvalence n’est pas inhabituelle dans l’industrie hongkongaise, où les artistes passent fréquemment de la scène à la télévision et participent à différents aspects des productions. Les informations détaillées sur cette activité restent cependant moins abondantes que ses crédits d’acteur.
Cheung continue à apparaître à l’écran à un âge avancé. Sa carrière traverse ainsi le passage du cinéma noir et blanc aux productions en couleurs, l’essor de la télévision commerciale et la transformation numérique de l’industrie. Peu d’acteurs peuvent relier directement autant de périodes différentes de l’histoire audiovisuelle hongkongaise.
Les catalogues modernes recensent ses principaux rôles mais ne reflètent pas toujours l’ampleur complète de son travail. Les productions anciennes sont parfois perdues, mal indexées ou enregistrées sous des variantes de son nom. Une biographie fiable doit donc éviter d’annoncer un nombre définitif de films tout en reconnaissant une activité largement supérieure aux quelques titres disponibles en Occident.
Il meurt à Hong Kong le 14 juin 2023 à l’âge de quatre-vingt-huit ans. Sa disparition marque celle d’un représentant d’une génération ayant commencé dans le système des studios avant de devenir familière de la télévision. Les hommages locaux insistent sur la longévité de son parcours et sur la mémoire que son visage évoque chez les spectateurs.
En 2026, Ying Choi Cheung demeure particulièrement associé à Journey to the West pour le public international, tandis que les cinéphiles du cinéma cantonais ancien retrouvent son nom dans les productions des années 1960. Sa carrière est moins connue hors d’Asie que celle des grandes vedettes martiales, mais elle illustre parfaitement l’importance des acteurs de composition dans la continuité de l’industrie hongkongaise. Son parcours de près de plusieurs décennies constitue un véritable lien entre cinéma populaire classique et télévision moderne.
Parcours et dates clés
Cinéma
– Années 1950-1960 – Nombreuses productions cantonaises et films de sabre
– 1964 – Xuehua shenjian Shang ji – rôle de Fong Siu-Nam
– 1965 – Tit gim jyu han seung jaap – participation
Télévision
– Années 1970-2000 – Nombreuses séries hongkongaises
– 1996 – Journey to the West – participation régulière
Repères personnels
– 15 septembre 1934 – Naissance à Hong Kong
– 14 juin 2023 – Décès à Hong Kong à l’âge de 88 ans