
Zohar Strauss
IsraëlienZohar Zalman Strauss est un acteur israélien né le 4 mars 1972 à Haïfa. Après des études de droit au Royaume-Uni puis une formation d’acteur en Israël, il construit une carrière majeure au cinéma, au théâtre et à la télévision. Beaufort, Tu n’aimeras point, Lebanon, Magic Men, The Cakemaker, Marie Madeleine et surtout Shtisel figurent parmi ses grands repères. Récompensé pour ses rôles au cinéma et reconnu sur les scènes israéliennes, il appartient aux acteurs de caractère les plus identifiables de sa génération.
Dans les années 1990, il étudie le droit à l’Université de Leicester avant de se réorienter vers l’interprétation. Ce changement de voie lui donne une formation académique inhabituelle avant son entrée dans le métier. Cette étape élargit son expérience et donne un nouveau repère à son parcours professionnel.
Dans les années 1990, il suit ensuite le programme du Yoram Loewenstein Performing Arts Studio. La formation théâtrale structure sa voix, son corps et son approche des personnages. Le projet compte autant par les partenaires rencontrés que par la visibilité obtenue auprès du public.
Dans les années 2000, il travaille dans plusieurs théâtres israéliens, notamment Habima et l’ensemble de Herzliya. La scène devient un socle important et lui permet d’aborder aussi bien le répertoire que les créations contemporaines. Cette période consolide une trajectoire fondée sur la précision du personnage plutôt que sur la seule exposition médiatique.
En 2007, il apparaît dans Beaufort comme Rossman. Le film de Joseph Cedar, consacré à une unité israélienne au Liban, obtient une forte reconnaissance internationale. Le rôle ajoute une méthode de travail différente et enrichit les acquis des expériences précédentes.
En 2008, il rejoint la série Srugim. Le programme consacré à de jeunes religieux modernes à Jérusalem l’inscrit dans un univers social contemporain très précis. Cette expérience confirme une capacité à s’intégrer à des productions dont les ambitions et les formats varient fortement.
En 2009, il incarne Aaron Fleischman dans Tu n’aimeras point. Le rôle d’un boucher juif orthodoxe marié confronté à son désir pour un jeune homme devient l’une de ses performances les plus importantes. Cette étape élargit son expérience et donne un nouveau repère à son parcours professionnel.
En 2009, sa performance dans Tu n’aimeras point est récompensée comme meilleur acteur au Festival de Jérusalem. Cette reconnaissance souligne la retenue avec laquelle il construit un personnage partagé entre foi, famille et désir. Le projet compte autant par les partenaires rencontrés que par la visibilité obtenue auprès du public.
En 2009, il joue Gamil dans Lebanon de Samuel Maoz. Le film, situé presque entièrement dans un char pendant la guerre du Liban, lui vaut l’Ophir Award du meilleur acteur dans un second rôle. Cette période consolide une trajectoire fondée sur la précision du personnage plutôt que sur la seule exposition médiatique.
Entre 2013 et 2021, il incarne Lippe Weiss dans Shtisel. Le mari de Giti devient l’un des personnages récurrents d’une série israélienne qui rencontre ensuite un public international très important. Le rôle ajoute une méthode de travail différente et enrichit les acquis des expériences précédentes.
En 2014, il apparaît dans Magic Men. Le film mêle identité, mémoire familiale et voyage dans les Balkans et lui offre un nouveau rôle dans le cinéma israélien indépendant. Cette expérience confirme une capacité à s’intégrer à des productions dont les ambitions et les formats varient fortement.
En 2017, il joue Moti dans The Cakemaker. Le drame israélo-allemand consacré au deuil et à une relation cachée connaît une forte diffusion dans les festivals. Cette étape élargit son expérience et donne un nouveau repère à son parcours professionnel.
En 2018, il incarne Jean l’Apôtre dans Marie Madeleine. La production internationale avec Rooney Mara et Joaquin Phoenix élargit encore sa filmographie. Le projet compte autant par les partenaires rencontrés que par la visibilité obtenue auprès du public.
Entre 2017 et 2021, il apparaît aussi dans Shababnikim puis PMTA. Ces séries montrent une activité télévisuelle soutenue en parallèle du succès de Shtisel. Cette période consolide une trajectoire fondée sur la précision du personnage plutôt que sur la seule exposition médiatique.
En 2024, il joue Asher dans Soda et Amir Levy dans The Best Worst Thing. Ces projets récents confirment une présence toujours active dans le cinéma et la télévision israéliens. Le rôle ajoute une méthode de travail différente et enrichit les acquis des expériences précédentes.
Au-delà des titres les plus visibles, une carrière d’interprète se construit par l’accumulation de répétitions, d’auditions et de collaborations qui restent souvent invisibles pour le public. Les rôles secondaires peuvent être décisifs parce qu’ils apprennent à caractériser rapidement une personne sans disposer de nombreuses scènes. Cette continuité professionnelle donne du poids aux apparitions suivantes et permet de s’adapter plus vite aux exigences d’un nouveau réalisateur.
Le passage d’un projet à l’autre suppose aussi une grande souplesse. Un film historique, une série contemporaine, une comédie ou un drame ne demandent ni la même énergie ni le même rapport au texte. Cette capacité à changer de rythme sans perdre la cohérence du personnage constitue l’un des critères les plus importants d’une carrière durable.
La place d’un acteur dans une œuvre ne se mesure pas uniquement au nombre de minutes passées à l’écran. Un personnage de soutien peut installer une époque, une classe sociale, une menace ou une relation familiale en quelques scènes. Les filmographies les plus discrètes prennent ainsi tout leur sens lorsqu’on les replace dans la structure des œuvres auxquelles elles participent.
La diffusion internationale des films modifie également la manière dont une carrière est perçue. Un rôle réalisé pour un marché national peut être découvert plusieurs années plus tard grâce aux festivals, aux plateformes ou aux restaurations. Cette circulation explique pourquoi certains interprètes restent identifiés longtemps après la période où ils ont été le plus actifs.
La fiabilité professionnelle joue enfin un rôle essentiel dans la durée. Les réalisateurs et les équipes recherchent des interprètes capables de comprendre rapidement une intention, de respecter les contraintes techniques et de rester précis malgré les répétitions. Cette dimension collective est moins visible que les récompenses mais elle explique une grande partie de la continuité d’un parcours.
Au-delà des titres les plus visibles, une carrière d’interprète se construit par l’accumulation de répétitions, d’auditions et de collaborations qui restent souvent invisibles pour le public. Les rôles secondaires peuvent être décisifs parce qu’ils apprennent à caractériser rapidement une personne sans disposer de nombreuses scènes. Cette continuité professionnelle donne du poids aux apparitions suivantes et permet de s’adapter plus vite aux exigences d’un nouveau réalisateur.
Le passage d’un projet à l’autre suppose aussi une grande souplesse. Un film historique, une série contemporaine, une comédie ou un drame ne demandent ni la même énergie ni le même rapport au texte. Cette capacité à changer de rythme sans perdre la cohérence du personnage constitue l’un des critères les plus importants d’une carrière durable.
Zohar Strauss a construit son métier autour de personnages souvent traversés par des conflits moraux, religieux ou familiaux. Tu n’aimeras point et Lebanon montrent deux formes très différentes de tension, l’une intime et l’autre militaire, tandis que Shtisel lui apporte une continuité populaire exceptionnelle. Sa solide expérience théâtrale explique une grande précision dans les silences et les changements d’attitude. Son parcours demeure profondément lié à la culture israélienne tout en ayant trouvé une audience internationale durable.
Parcours et dates clés
Cinéma
– 2007 – Beaufort – Rossman
– 2009 – Tu n’aimeras point – Aaron Fleischman
– 2009 – Lebanon – Gamil
– 2014 – Magic Men – participation
– 2017 – The Cakemaker – Moti
– 2018 – Marie Madeleine – Jean l’Apôtre
– 2024 – Soda – Asher
Télévision / Séries
– 2008 – Srugim – participation
– 2013 à 2021 – Shtisel – Lippe Weiss
– 2017 – Shababnikim – participation
– 2018 à 2021 – PMTA – participation
– 2024 – The Best Worst Thing – Amir Levy
Théâtre
– Années 2000 à 2020 – Activité régulière sur les scènes israéliennes, notamment Habima
Récompenses et distinctions
– 2009 – Prix du meilleur acteur au Festival de Jérusalem pour Tu n’aimeras point
– 2009 – Ophir Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Lebanon
Repères personnels
– 4 mars 1972 – Naissance à Haïfa, Israël
- Acteur