Clément Prioul


Clément Prioul

Clément Prioul est un pianiste, claviériste, harmoniciste, compositeur et musicien de jazz français. Son parcours commence dans les Yvelines par la musique classique avant de s’ouvrir au blues, au rock puis au jazz. Il se forme au conservatoire de Cergy-Pontoise puis au Centre des Musiques Didier Lockwood, où il approfondit l’improvisation et le travail de groupe. Après de nombreuses collaborations dans des styles très différents, il devient notamment le pianiste du Mohamed Najem Quartet, formation active sur les scènes françaises et européennes en 2025 et 2026.

Prioul commence ses études musicales à l’école municipale de Limay. Il découvre d’abord le répertoire classique, qui lui donne une base technique importante au piano. Très vite, le blues et le rock élargissent son écoute. Cette succession de styles lui apprend à ne pas considérer l’instrument selon une seule tradition.

Son intérêt croissant pour le jazz le conduit au Conservatoire à rayonnement régional de Cergy-Pontoise en 2006. Il y étudie l’harmonie, l’improvisation et le langage des grands pianistes. Le jazz lui offre une nouvelle relation au temps et à l’écoute. Prioul doit apprendre à construire une partie en interaction directe avec les autres musiciens.

Il participe parallèlement à plusieurs groupes et commence à se produire sur scène. Cette expérience est aussi importante que les études. Les concerts obligent à adapter le son à chaque salle, à gérer l’imprévu et à maintenir une énergie collective. Prioul développe progressivement une grande polyvalence.

En septembre 2012, il rejoint la formation DNSPM Jazz du Centre des Musiques Didier Lockwood. Il y travaille notamment aux côtés de Benoît Sourisse et André Charlier. Le CMDL met l’accent sur le jeu collectif et l’expérience professionnelle. Prioul rencontre dans cet environnement plusieurs musiciens qui deviendront ensuite ses partenaires.

Ses études ne l’empêchent pas de multiplier les projets. All Mice, The Jazz Cookers Workshop, Slinky et The Kathy Jazz Project l’installent dans des contextes de jazz très différents. Il collabore notamment avec des musiciens comme Ricky Ford et Rasul Siddik. Ces rencontres lui permettent d’élargir son vocabulaire au contact de solistes expérimentés.

Prioul conserve également un lien important avec le rock. Il joue avec Mystical Why, groupe qui publie un EP en 2014. Le rock demande une autre approche du son de clavier, plus liée à la texture et à l’énergie électrique. Cette expérience complète la finesse harmonique du jazz.

Il travaille aussi avec Lou Demontis, notamment autour des albums On the Avenue puis Living the Dream. Le contexte est davantage lié à la chanson et au groove. Prioul doit soutenir un artiste et construire des arrangements au service d’une voix. Cette fonction d’accompagnateur devient une compétence importante de sa carrière.

Le reggae fait également partie de ses expériences grâce à Dendana. Dans ce style, le placement rythmique du clavier devient central. Les accords, les contretemps et la sobriété demandent une discipline particulière. Prioul apprend à limiter volontairement la densité de jeu.

Selon les projets, il utilise plusieurs instruments. Piano acoustique, orgue Hammond, Wurlitzer, autres claviers, harmonica et chœurs enrichissent sa palette. Cette polyvalence technique lui permet de répondre à des demandes très différentes. Elle évite aussi qu’il soit défini uniquement comme pianiste de jazz.

Il se produit dans de nombreux lieux parisiens comme le Petit Journal Montparnasse, le New Morning, le Sunset et le Baiser Salé. Ces clubs constituent des espaces essentiels pour les musiciens professionnels. Ils permettent de rencontrer de nouveaux partenaires et de tester des répertoires. Prioul construit une grande partie de son réseau sur ces scènes.

Il participe également à plusieurs festivals, parmi lesquels Touches de Jazz, Jazzenville, Jazz Pas Grave, Pleins Feux et le Toucy Jazz Festival. Chaque événement possède un public et un contexte différents. Le musicien apprend à adapter la dynamique d’un concert sans modifier l’identité du groupe. Cette expérience accumulée renforce sa fiabilité.

En 2015, il participe à la vingt-cinquième édition de la rencontre de l’International Association of Schools of Jazz à Lisbonne, sous la direction de Dave Liebman. L’événement réunit de jeunes musiciens venus de plusieurs pays. Prioul y confronte son jeu à d’autres cultures du jazz. Cette expérience internationale constitue un jalon important de sa formation.

Au fil des années, il développe une activité de plus en plus régulière comme accompagnateur et musicien de projet. Son intérêt pour les croisements de styles le rend particulièrement adapté aux formations interculturelles. C’est dans ce contexte qu’il rejoint le clarinettiste et joueur de ney palestinien Mohamed Najem. Leur collaboration devient l’un des grands axes de son activité récente.

Le Mohamed Najem Quartet réunit Mohamed Najem à la clarinette et au ney, Clément Prioul au piano, Arthur Henn à la contrebasse et Baptiste Castets à la batterie. La formation mélange compositions de jazz, modes du Proche-Orient et improvisation. Prioul occupe une place centrale entre la ligne mélodique de la clarinette et la section rythmique.

Son rôle ne consiste pas à plaquer des accords standards derrière le soliste. Le piano doit créer un espace harmonique capable de respecter les intervalles et les couleurs des mélodies orientales. Prioul utilise sa formation de jazz tout en restant attentif aux nuances du ney et de la clarinette. Cette écoute donne au quartet une identité cohérente.

En 2024, l’album Jaffa Blossom constitue un repère important pour le répertoire de Mohamed Najem et de ses partenaires. Les compositions évoquent l’histoire, la mémoire et les circulations culturelles. Prioul participe à cette construction collective par les harmonies et l’improvisation. Le disque prolonge plusieurs années de travail autour d’une musique sans frontières rigides.

En 2025, le quartet se produit dans plusieurs salles, notamment au Sunside à Paris. Les concerts confirment la stabilité de la formation. Prioul dialogue avec Najem en laissant suffisamment d’espace à la mélodie. Son jeu alterne soutien rythmique, contrechants et solos plus développés.

Les activités se poursuivent en 2026 avec de nouvelles dates liées au quartet. Cette continuité montre que le projet n’est pas une collaboration ponctuelle. Les musiciens développent progressivement un langage commun. Prioul peut anticiper les respirations du clarinettiste et modifier son accompagnement en temps réel.

Son parcours résume bien le métier de musicien contemporain. La formation classique lui a donné la technique, le jazz l’improvisation, le rock et le reggae le rapport au son et au groove, puis les projets interculturels ont élargi sa conception de l’harmonie. Chaque étape reste présente dans les suivantes. Cette accumulation forme une véritable identité.

En 2026, Clément Prioul est particulièrement visible dans le Mohamed Najem Quartet, mais sa carrière repose sur un réseau beaucoup plus large de collaborations. Son utilisation de plusieurs claviers et de l’harmonica témoigne d’une curiosité constante. Il appartient à une génération de musiciens pour lesquels le jazz est moins une frontière qu’un langage commun capable de rencontrer de nombreuses traditions.

Parcours et dates clés

Formation
– 2006 – Entrée au CRR de Cergy-Pontoise pour approfondir le jazz
– 2012 – Entrée en formation DNSPM Jazz au Centre des Musiques Didier Lockwood
– 2015 – Participation à la rencontre IASJ de Lisbonne sous la direction de Dave Liebman

Projets / Collaborations
– 2013 – All Mice – EP As We Are
– 2014 – Mystical Why – EP
– 2015 – Lou Demontis – Living the Dream

Mohamed Najem Quartet
– 2024 – Jaffa Blossom – participation au répertoire du quartet
– 2025 – Concerts du Mohamed Najem Quartet, dont le Sunside à Paris
– 2026 – Poursuite des concerts avec Mohamed Najem, Arthur Henn et Baptiste Castets

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