
Baptiste Castets
Baptiste Castets est un batteur français dont le parcours se construit entre formation classique, jazz, blues, funk et projets de création contemporaine. Après des études à Bordeaux puis au Centre des Musiques Didier Lockwood, il obtient en 2014 un Diplôme national supérieur professionnel de musicien. Il se produit ensuite dans de nombreux festivals et clubs français et européens, au contact de musiciens reconnus. Dans les années 2020, il devient notamment le batteur du Mohamed Najem Quartet, formation qui relie jazz moderne et traditions musicales du Proche-Orient.
Castets commence la musique par un parcours classique en école spécialisée. Cette première formation lui apporte une solide maîtrise technique et une discipline de travail régulière. La batterie devient progressivement son instrument principal. Il s’intéresse cependant très tôt à plusieurs styles et refuse de limiter son jeu à une seule esthétique.
En 2007, il entre au Conservatoire de Bordeaux dans la classe de Philippe Valentine. Il y approfondit la technique instrumentale, la lecture, l’accompagnement et le travail d’ensemble. Cette étape lui permet de se confronter plus sérieusement au jazz. Il obtient son diplôme en juin 2010 avec les félicitations du jury.
Parallèlement, Baptiste Castets suit une licence de musicologie à l’université Bordeaux III. Cette formation universitaire complète l’apprentissage instrumental par une connaissance plus large de l’histoire, de l’analyse et des formes musicales. Il ne considère donc pas la batterie uniquement comme un outil physique. Le rapport à la composition et à l’arrangement devient également important.
À Bordeaux, il commence à jouer régulièrement sur la scène locale. Jazz, blues et funk lui offrent des contextes rythmiques très différents. La batterie doit parfois soutenir une pulsation constante, parfois dialoguer avec les solistes ou créer des ruptures. Castets développe cette souplesse au contact de nombreux groupes.
En septembre 2011, il s’installe à Paris. Le déplacement constitue une étape majeure car la capitale offre un réseau beaucoup plus large de clubs, studios, écoles et musiciens. Il rejoint le Centre des Musiques Didier Lockwood, institution particulièrement tournée vers le jazz et les musiques improvisées. Cette formation lui permet de rencontrer plusieurs enseignants de premier plan.
Au CMDL, il travaille notamment avec André Charlier, Benoît Sourisse, Pierre Perchaud et Stéphane Huchard. Ces musiciens représentent différentes approches du jazz contemporain. Castets apprend à penser la batterie comme un instrument de dialogue plutôt que comme un simple moteur rythmique. Il approfondit aussi la relation entre improvisation et arrangement.
En juin 2014, il obtient son Diplôme national supérieur professionnel de musicien. Ce diplôme confirme un niveau de formation professionnelle élevé. Il marque aussi la fin d’un long parcours académique commencé plusieurs années auparavant. Castets peut désormais construire sa carrière autour des concerts, enregistrements et collaborations.
Il se produit sur de nombreuses scènes françaises. Paris Jazz Festival, Jazz à Vannes, Jazz à Vienne, Jazz in Marciac, Avoriaz Jazz Up Festival, Cassis Jazz Festival ou encore Jazz à Montauban figurent parmi les événements associés à son parcours. Il joue également dans des clubs comme le New Morning, le Sunside, le Baiser Salé et le Caveau de la Huchette.
Cette activité l’amène à partager la scène avec des artistes comme Didier Lockwood, Ronald Baker, Sylvin Marc, Gérard Portal, Noé Reinhardt, Frédéric Borey, Julien Alour et plusieurs autres musiciens. Chaque collaboration impose une manière différente d’écouter et de soutenir le groupe. Castets construit progressivement une identité de batteur particulièrement adaptable. Cette qualité devient essentielle dans ses projets internationaux.
Il se produit aussi en Italie, Suisse, Espagne, Pays-Bas, Belgique, Danemark et Sardaigne. Ces déplacements élargissent son expérience des scènes européennes. Un musicien de jazz doit souvent s’adapter rapidement à des partenaires rencontrés sur place, à des acoustiques différentes et à des balances courtes. Castets développe une grande efficacité professionnelle.
Son jeu reste profondément marqué par le jazz, mais ses premières expériences dans le blues et le funk continuent à nourrir sa manière d’accompagner. Il accorde une grande importance au groove et à la clarté de la pulsation. Cette base lui permet de soutenir des compositions complexes sans perdre leur lisibilité. Elle devient particulièrement utile dans les projets où plusieurs traditions musicales se rencontrent.
Dans les années 2020, il rejoint le quartet du clarinettiste et joueur de ney palestinien Mohamed Najem. La formation comprend également Clément Prioul au piano et Arthur Henn à la contrebasse. Le groupe développe un répertoire où le jazz contemporain dialogue avec les modes et les rythmes du Proche-Orient. Castets doit y conjuguer précision, écoute et souplesse.
Le quartet accompagne le développement du répertoire de Mohamed Najem autour de l’album Jaffa Blossom, publié en 2024. Les compositions utilisent la clarinette comme voix principale tout en donnant une réelle autonomie à la section rythmique. La batterie ne cherche pas à imiter mécaniquement des percussions orientales. Elle crée plutôt un espace où les différentes cultures musicales peuvent dialoguer.
Cette approche correspond bien au parcours de Castets. Depuis ses études, il a toujours cherché à circuler entre les styles plutôt qu’à se spécialiser de façon étroite. Le quartet lui permet d’utiliser le vocabulaire du jazz tout en travaillant des mélodies et des métriques liées à d’autres traditions. Cette ouverture renouvelle son jeu.
En 2025, le Mohamed Najem Quartet se produit notamment au Sunside à Paris. Ces concerts prolongent la diffusion de Jaffa Blossom et donnent au groupe une visibilité croissante. Castets y retrouve l’un des clubs qu’il connaît depuis ses années de formation. Le contexte est désormais différent : il ne s’agit plus seulement d’apprendre ou de participer à une jam, mais de défendre un répertoire identifié.
Les concerts de 2025 et 2026 montrent la stabilité de la formation. Mohamed Najem, Clément Prioul, Arthur Henn et Baptiste Castets développent une véritable complicité. Le travail d’un quartet repose sur cette connaissance progressive des réactions de chacun. Castets peut anticiper les respirations des solistes et proposer davantage de variations.
Son parcours illustre aussi la réalité du métier de musicien professionnel contemporain. Une carrière ne repose pas nécessairement sur un groupe unique ou sur une discographie sous son propre nom. Les collaborations, tournées, festivals, accompagnements et séances constituent une part essentielle de l’activité. Castets s’inscrit pleinement dans cette logique.
La batterie est un instrument particulièrement exposé dans les petites formations. Elle peut rapidement déséquilibrer le groupe si le volume ou la densité sont mal contrôlés. Castets développe un jeu attentif à l’espace. Cette qualité est particulièrement importante avec une clarinette et un piano, dont les nuances peuvent être très fines.
Il conserve également un lien avec plusieurs réseaux issus du CMDL et de la scène parisienne. La formation de Didier Lockwood a créé une génération de musiciens qui se croisent régulièrement dans différents projets. Castets appartient à cet écosystème. Son parcours montre l’importance des institutions de formation dans la création de collaborations professionnelles durables.
En 2026, Baptiste Castets est surtout identifié par son activité de batteur de jazz et par son travail avec Mohamed Najem. Sa carrière reste moins médiatisée que celle d’un leader ou d’un chanteur, mais elle repose sur une grande densité de scènes et de collaborations. Cette position de musicien de confiance constitue un rôle essentiel dans le fonctionnement du jazz contemporain.
Son évolution depuis le conservatoire de Bordeaux jusqu’aux concerts internationaux montre une progression cohérente. Formation classique, musicologie, jazz professionnel puis projets interculturels forment les différentes étapes d’un même parcours. Baptiste Castets demeure un batteur dont la principale force réside dans l’écoute, le groove et la capacité à faire circuler la musique entre plusieurs univers.
Parcours et dates clés
Formation
– 2007 – Entrée au Conservatoire de Bordeaux dans la classe de Philippe Valentine
– 2010 – Diplôme du Conservatoire de Bordeaux avec les félicitations du jury
– 2011 – Installation à Paris et entrée au Centre des Musiques Didier Lockwood
– 2014 – Diplôme national supérieur professionnel de musicien
Concerts / Collaborations
– Années 2010 – Concerts à Jazz in Marciac, Jazz à Vienne, Jazz à Vannes et plusieurs festivals européens
– Années 2010 – Collaborations avec Didier Lockwood, Ronald Baker, Sylvin Marc et plusieurs musiciens
Mohamed Najem Quartet
– 2024 – Jaffa Blossom – participation au répertoire et aux concerts du quartet
– 2025 – Concerts du Mohamed Najem Quartet, notamment au Sunside à Paris
– 2026 – Poursuite des concerts avec Mohamed Najem, Clément Prioul et Arthur Henn