
İşler Nejat
TurcNejat İşler est un acteur, auteur et homme de théâtre turc né le 28 février 1972 à Istanbul. Son parcours s’inscrit dans plusieurs transformations majeures de l’audiovisuel turc, de la télévision traditionnelle aux plateformes internationales, en passant par le cinéma et parfois la scène. Au fil des années, Nejat İşler construit une identité professionnelle qui ne repose pas sur un seul succès mais sur une succession de rôles capables de toucher des publics différents.
Après des études et plusieurs expériences professionnelles sans lien direct avec le spectacle, il décide de se tourner vers le théâtre et intègre le Conservatoire d’État de l’Université des beaux-arts Mimar-Sinan. Il participe ensuite à des compagnies et construit une identité d’acteur très liée à la scène avant de devenir un visage majeur du cinéma et de la télévision. Cette formation explique un jeu souvent brut, physique et peu soucieux de correspondre aux codes du jeune premier.
En 2002 à 2003, Gülbeyaz constitue une étape importante de la carrière de Nejat İşler. Nejat İşler y interprète Kadir Demiroğlu, dans un projet où la série lui apporte une forte popularité et l’installe comme acteur principal dans un récit sentimental et familial. Cette expérience élargit son registre et modifie la manière dont le public perçoit son travail.
La période 2004 à 2006 est marquée par Aliye, où Nejat İşler incarne Deniz Erbil. Le projet compte dans son parcours parce que il confirme sa capacité à porter de longues intrigues dramatiques et devient l’un des visages les plus reconnaissables de la télévision de cette période. Il lui permet aussi de travailler avec un rythme et des partenaires différents de ses productions précédentes.
Barda, en 2007, confie à Nejat İşler le rôle de Selim. Dans cette production, le film très sombre de Serdar Akar montre une facette beaucoup plus dure de son jeu et renforce sa réputation au cinéma. Le personnage devient ainsi un repère utile pour comprendre l’évolution de son jeu et la diversité des choix effectués au fil des années.
Entre 2007 à 2008, Nejat İşler apparaît dans Bıçak Sırtı sous les traits de Ali Sinan. Cette étape se distingue car la série lui confie un personnage pris dans des conflits familiaux et moraux complexes, loin des romances simples. Elle participe à une progression construite par changements successifs de ton, de format et d’environnement narratif.
En 2010 à 2013, Behzat Ç. et ses prolongements constitue une étape importante de la carrière de Nejat İşler. Nejat İşler y interprète Ercüment Çözer, dans un projet où son antagoniste charismatique devient une figure culte de la franchise grâce à un mélange de froideur, d’humour noir et de menace. Cette expérience élargit son registre et modifie la manière dont le public perçoit son travail.
La période 2013 est marquée par İntikam, où Nejat İşler incarne Rüzgâr Denizci. Le projet compte dans son parcours parce que il rejoint l’adaptation turque de Revenge et explore un univers de secrets, de pouvoir et de vengeance. Il lui permet aussi de travailler avec un rythme et des partenaires différents de ses productions précédentes.
Çukur, en 2019 à 2021, confie à Nejat İşler le rôle de Çağatay Erdenet. Dans cette production, son arrivée dans la série criminelle lui permet d’incarner un adversaire d’envergure dans l’un des grands phénomènes télévisuels de la période. Le personnage devient ainsi un repère utile pour comprendre l’évolution de son jeu et la diversité des choix effectués au fil des années.
Entre 2020 à 2021, Nejat İşler apparaît dans Saygı sous les traits de Ercüment Çözer. Cette étape se distingue car la série dérivée redonne le premier plan à son personnage et approfondit sa vision radicale de la justice. Elle participe à une progression construite par changements successifs de ton, de format et d’environnement narratif.
En 2023 à 2024, Aile constitue une étape importante de la carrière de Nejat İşler. Nejat İşler y interprète Cihan Soykan, dans un projet où face à Kıvanç Tatlıtuğ et Serenay Sarıkaya, il joue un membre central d’une famille minée par la violence et les blessures anciennes. Cette expérience élargit son registre et modifie la manière dont le public perçoit son travail.
Il utilise une voix grave, une diction très personnelle et une économie de gestes qui rendent particulièrement crédibles les personnages ambigus, blessés ou dangereux. Cette manière de construire les personnages l’aide à conserver une continuité entre des œuvres pourtant très différentes. Elle évite également que sa filmographie soit réduite au souvenir d’un seul rôle, même lorsque certains succès prennent une place particulièrement forte dans la mémoire du public.
Les ventes de séries comme Çukur et l’accès numérique à Behzat Ç. ont élargi la circulation de son travail. La circulation des séries turques par les chaînes étrangères, le streaming et les réseaux sociaux permet aujourd’hui à des œuvres anciennes de rester accessibles en même temps que les projets récents. Pour Nejat İşler, cette profondeur de catalogue constitue un avantage durable, car différentes périodes de la carrière peuvent être découvertes simultanément par de nouveaux spectateurs.
En 2026, Nejat İşler conserve une place particulière dans le paysage turc, à la frontière du cinéma, du théâtre, des séries populaires et des productions plus sombres. Ercüment Çözer, Çağatay Erdenet et Cihan Soykan montrent sa capacité à donner une présence inquiétante à des personnages très différents. Sa longévité repose moins sur la fréquence des tournages que sur la force de rôles immédiatement identifiables.
Parcours et dates clés
Repères personnels
– 28 février 1972 – Naissance à Istanbul
Télévision, cinéma, plateformes et activités
– 2002 à 2003 – Gülbeyaz – Kadir Demiroğlu
– 2004 à 2006 – Aliye – Deniz Erbil
– 2007 – Barda – Selim
– 2007 à 2008 – Bıçak Sırtı – Ali Sinan
– 2010 à 2013 – Behzat Ç. et ses prolongements – Ercüment Çözer
– 2013 – İntikam – Rüzgâr Denizci
– 2019 à 2021 – Çukur – Çağatay Erdenet
– 2020 à 2021 – Saygı – Ercüment Çözer
– 2023 à 2024 – Aile – Cihan Soykan