Amoureux de ma femme
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Sandrine Kiberlain est une actrice, chanteuse et réalisatrice française née le 25 février 1968 à Boulogne-Billancourt. Révélée dans les années 1990, elle devient l’une des figures majeures du cinéma français grâce à En avoir (ou pas), À vendre, Mademoiselle Chambon, 9 mois ferme et de nombreuses collaborations avec des cinéastes d’auteur et de comédie. Elle remporte deux César d’interprétation et passe ensuite à la réalisation avec Une jeune fille qui va bien. En 2024, 2025 et 2026, elle reste très active avec Sarah Bernhardt, la divine, L’Accident de piano et Ceux qui comptent.
Elle grandit en région parisienne dans une famille d’origine juive polonaise et s’intéresse très tôt au théâtre. Après le lycée, elle suit les cours de l’École Florent puis intègre le Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Cette formation classique lui donne une solide maîtrise du texte et de la scène avant son arrivée au cinéma.
Ses premiers rôles se développent à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Elle apparaît notamment dans Cyrano de Bergerac puis travaille avec plusieurs réalisateurs français. Sa présence se distingue par une combinaison de fragilité, de sécheresse et d’humour qui lui permet de jouer des personnages très différents.
En 1995, En avoir (ou pas) de Laetitia Masson constitue une véritable révélation. Kiberlain incarne Alice, jeune femme licenciée qui quitte sa ville et tente de reconstruire sa vie. Sa performance lui vaut le César du meilleur espoir féminin en 1996 et installe durablement son nom dans le cinéma français.
Elle poursuit avec Un héros très discret de Jacques Audiard, Beaumarchais, l’insolent et plusieurs films où elle alterne comédie et drame. Cette période montre une actrice capable de conserver une grande spontanéité même dans des textes très écrits. Elle devient rapidement une partenaire recherchée par de nombreux réalisateurs.
En 1998, elle tient le rôle principal d’À vendre de Laetitia Masson. Le film suit une femme dont la disparition révèle progressivement une trajectoire faite de ruptures et de choix difficiles. Kiberlain y confirme son goût pour les personnages indépendants et insaisissables.
Elle apparaît ensuite dans Rien sur Robert, Betty Fisher et autres histoires, Filles uniques et Après vous. Sa carrière ne suit pas une logique de franchise ou de personnage récurrent. Chaque film lui permet au contraire de modifier légèrement son image et de travailler avec un nouveau ton.
En 2009, Mademoiselle Chambon de Stéphane Brizé lui offre un rôle majeur face à Vincent Lindon. Elle incarne une institutrice dont la rencontre avec un maçon marié bouleverse une vie jusque-là très contrôlée. Le film repose sur les silences, les regards et les gestes et devient l’une de ses performances les plus reconnues.
Sandrine Kiberlain développe également une activité musicale. Elle publie plusieurs albums et monte sur scène comme chanteuse. Cette facette reste moins importante que le cinéma dans son image publique mais montre une volonté de ne pas limiter son expression artistique à l’interprétation de scénarios écrits par d’autres.
En 2013, Albert Dupontel lui confie Ariane Felder dans 9 mois ferme. Elle incarne une juge très rigoureuse qui découvre qu’elle est enceinte et tente de comprendre les circonstances de cette grossesse. Le film exploite pleinement son sens du rythme comique et sa capacité à conserver un personnage crédible dans une situation absurde.
Pour 9 mois ferme, elle remporte en 2014 le César de la meilleure actrice. Cette récompense arrive près de vingt ans après son César du meilleur espoir et confirme une longévité exceptionnelle. Kiberlain devient alors l’une des rares actrices françaises capables de passer très régulièrement du cinéma d’auteur à la comédie populaire.
Elle poursuit avec Elle l’adore, Comme un avion, La Belle et la Belle, Pupille et plusieurs autres films. Pupille de Jeanne Herry la place dans un récit collectif consacré à l’adoption et aux professionnels de l’aide sociale. Son jeu s’intègre à un ensemble où chaque personnage possède une fonction très précise.
En 2021, Sandrine Kiberlain passe au long métrage comme réalisatrice avec Une jeune fille qui va bien. Le film suit Irène, jeune femme juive passionnée de théâtre à Paris pendant l’Occupation. Kiberlain choisit une mise en scène qui laisse longtemps hors champ la menace historique afin de rester au plus près de l’énergie du personnage.
Cette première réalisation est remarquée pour sa retenue et son regard sur la jeunesse. Kiberlain montre qu’elle peut utiliser son expérience d’actrice pour diriger d’autres interprètes sans chercher à apparaître elle-même au centre du film. Le projet ouvre une nouvelle étape de sa carrière.
En 2022, elle apparaît dans Novembre de Cédric Jimenez, Chronique d’une liaison passagère d’Emmanuel Mouret et Le Parfum vert de Nicolas Pariser. Trois films très différents qui confirment sa capacité à passer du thriller antiterroriste à la comédie sentimentale puis au récit d’espionnage teinté d’humour. Cette année résume parfaitement l’étendue de son registre.
En 2024, elle joue Justine dans La Petite vadrouille de Bruno Podalydès et Anne Poudoulec dans Les Barbares de Julie Delpy. Elle incarne aussi Sarah Bernhardt dans Sarah Bernhardt, la divine de Guillaume Nicloux. Ce dernier rôle lui confie une figure historique majeure du théâtre français.
Incarner Sarah Bernhardt demande de représenter une artiste dont la légende dépasse largement les archives disponibles. Kiberlain choisit de privilégier l’énergie, la liberté et la modernité du personnage plutôt qu’une imitation stricte. Le film constitue l’un de ses rôles les plus exposés de cette période.
En 2025, elle apparaît dans L’Accident de piano de Quentin Dupieux dans le rôle de Simone Herzog. L’univers absurde et satirique du réalisateur correspond particulièrement bien à son sens du décalage. Elle continue ainsi à travailler avec des cinéastes aux écritures très identifiables.
En 2026, elle tient le rôle de Rose dans Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Leonetti. Le film suit une mère de trois enfants vivant dans un hôtel abandonné et voit son quotidien bouleversé par une rencontre. Kiberlain revient ici à une comédie dramatique sociale fondée sur les relations humaines.
Elle est également associée à Ni vue, ni connue et prépare son deuxième long métrage comme réalisatrice, Les Quatre rendez-vous de Françoise, annoncé pour 2027. Cette continuité derrière la caméra montre que la réalisation n’était pas une expérience isolée mais une nouvelle dimension durable de son parcours. Elle poursuit donc désormais deux carrières parallèles, comme actrice et comme cinéaste.
En 2026, Sandrine Kiberlain compte plus de trente-cinq ans de carrière. En avoir (ou pas), Mademoiselle Chambon, 9 mois ferme, Pupille, Une jeune fille qui va bien et Sarah Bernhardt, la divine forment les principaux repères d’une filmographie exceptionnellement diverse. Son humour sec, sa fragilité et sa précision continuent à lui permettre de travailler avec plusieurs générations de cinéastes.
Parcours et dates clés
Cinéma
– 1995 – En avoir (ou pas) – Alice
– 1998 – À vendre – France Robert
– 2009 – Mademoiselle Chambon – Véronique Chambon
– 2013 – 9 mois ferme – Ariane Felder
– 2018 – Pupille – Karine
– 2022 – Novembre – Héloïse
– 2022 – Chronique d’une liaison passagère – Charlotte
– 2022 – Le Parfum vert – Claire Mayer
– 2024 – La Petite vadrouille – Justine
– 2024 – Les Barbares – Anne Poudoulec
– 2024 – Sarah Bernhardt, la divine – Sarah Bernhardt
– 2025 – L’Accident de piano – Simone Herzog
– 2026 – Ceux qui comptent – Rose
Réalisation
– 2021 – Une jeune fille qui va bien – réalisatrice
– 2027 – Les Quatre rendez-vous de Françoise – deuxième long métrage annoncé
Récompenses et distinctions
– 1996 – César du meilleur espoir féminin pour En avoir (ou pas)
– 2014 – César de la meilleure actrice pour 9 mois ferme
Repères personnels
– 25 février 1968 – Naissance à Boulogne-Billancourt, France
Daniel est très amoureux de sa femme, mais il a beaucoup d'imagination et un mei ...