Ruth Gbagbi, La première Ivoirienne ..
La première femme ivoirienne médaillée aux JO est désormais N° 1 mondial dans sa ...

Ruth Marie Christelle Gbagbi est une taekwondoïste ivoirienne née le 7 février 1994 à Abidjan. Spécialiste de la catégorie des moins de 67 kg, elle est l’une des plus grandes sportives de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Double médaillée de bronze olympique, championne du monde en 2017, plusieurs fois championne d’Afrique et victorieuse sur le circuit des Grands Prix, elle a construit une carrière remarquable par sa longévité et sa régularité. En 2026, elle reste engagée au plus haut niveau international : vice-championne du Spanish Open, championne d’Afrique et participante au Grand Prix de Rome.
Ruth Gbagbi découvre le taekwondo pendant son enfance et se distingue rapidement par ses qualités physiques et techniques. La discipline demande vitesse, souplesse, explosivité et capacité à lire les intentions de l’adversaire en quelques fractions de seconde.
Elle progresse au sein des structures ivoiriennes et rejoint rapidement les compétitions internationales. Son talent apparaît dans une génération particulièrement forte du taekwondo ivoirien, aux côtés notamment de Cheick Cissé.
Gbagbi participe à ses premiers grands championnats continentaux au début des années 2010. Elle accumule les podiums africains et s’installe progressivement parmi les meilleures combattantes mondiales de la catégorie des moins de 67 kg.
Sa première participation olympique intervient aux Jeux de Londres en 2012. Elle n’y obtient pas encore de médaille, mais l’expérience constitue une étape fondamentale.
Quatre ans plus tard, Ruth Gbagbi arrive aux Jeux olympiques de Rio avec beaucoup plus d’expérience. Le tournoi féminin des -67 kg est particulièrement relevé.
Après avoir été battue dans la course à la finale, elle se retrouve engagée dans les combats de repêchage permettant d’obtenir une médaille de bronze.
Elle remporte finalement la petite finale et monte sur le podium olympique.
Cette médaille possède une dimension historique : Ruth Gbagbi devient la première femme ivoirienne médaillée aux Jeux olympiques.
Le même jour ou dans la même dynamique olympique, le taekwondo ivoirien connaît une consécration majeure avec le titre de Cheick Cissé chez les hommes.
Le sport devient alors l’une des disciplines emblématiques de la Côte d’Ivoire sur la scène olympique.
Ruth Gbagbi ne se contente pas de ce succès.
En 2017, elle participe aux championnats du monde de taekwondo organisés à Muju, en Corée du Sud.
Elle atteint la finale des moins de 62 kg ou de sa catégorie selon les configurations de compétition et remporte le titre mondial. Ce sacre fait d’elle la première Ivoirienne championne du monde de taekwondo.
Cette victoire confirme que sa médaille olympique n’est pas un résultat isolé.
Sur le circuit mondial, Gbagbi accumule également les podiums en Grand Prix.
Le bilan officiel de World Taekwondo lui attribue quatre médailles d’or, une d’argent et trois de bronze sur le circuit des Grands Prix.
Elle remporte aussi une médaille d’or et deux bronzes dans le cadre du Grand Slam de World Taekwondo.
Ces résultats montrent une constance remarquable face aux meilleures combattantes de sa génération.
Le cycle olympique suivant est perturbé par la pandémie de Covid-19, qui repousse les Jeux de Tokyo 2020 à l’été 2021.
Ruth Gbagbi arrive au Japon avec l’objectif de confirmer son statut.
Elle obtient une nouvelle médaille de bronze dans la catégorie des moins de 67 kg.
Ce deuxième podium olympique est particulièrement important : il prouve sa capacité à rester au plus haut niveau pendant plusieurs années et fait d’elle l’une des athlètes les plus décorées de l’histoire sportive ivoirienne.
Sa carrière est aussi marquée par de nombreux titres africains.
Elle domine régulièrement sa catégorie sur le continent et joue un rôle de référence pour les jeunes pratiquantes.
En Côte d’Ivoire, Ruth Gbagbi devient une figure de la réussite sportive féminine.
Son parcours contribue à modifier la visibilité des femmes dans un sport de combat encore parfois perçu comme très masculin.
Au-delà des résultats, sa longévité nécessite une gestion très exigeante du corps.
Le taekwondo de haut niveau impose des régimes de poids, une grande fréquence de compétitions et des risques de blessures liés aux impacts et aux déplacements explosifs.
Gbagbi réussit pourtant à maintenir sa compétitivité sur plusieurs cycles olympiques.
Après Tokyo, elle poursuit sa carrière internationale et reste présente dans les grands rendez-vous.
Elle participe au cycle conduisant vers Paris 2024 et continue ensuite à combattre en 2025 et 2026.
L’année 2026 confirme qu’elle appartient toujours à l’élite.
Au Spanish Open, Ruth Gbagbi atteint la finale des moins de 67 kg. Elle bat notamment l’Espagnole Julia Fernandez, la Française Ines Mehnana puis la Hongroise Luana Marton avant de s’incliner en finale face à la Serbe Aleksandra Perisic.
Elle décroche ainsi la médaille d’argent.
Quelques semaines ou mois plus tard, elle participe aux championnats d’Afrique 2026.
Gbagbi atteint de nouveau la finale et bat la Malienne Iman Kanouté deux manches à une.
Ce succès lui offre une nouvelle médaille d’or continentale et confirme son statut de référence du taekwondo africain.
Elle participe également au Grand Prix de Rome 2026.
Elle remporte son premier combat face à la Brésilienne Milena Titoneli avant de s’incliner en huitièmes de finale contre la Chinoise Jie Song.
Ces résultats la maintiennent dans le haut du classement olympique de World Taekwondo.
En août 2026, son profil officiel la classe huitième mondiale dans la catégorie olympique des -67 kg, avec un bilan de carrière international très largement positif.
Son palmarès officiel comprend deux médailles de bronze olympiques, un titre mondial et une médaille de bronze mondiale, ainsi qu’un grand nombre de podiums sur les circuits de référence.
Cette accumulation place Ruth Gbagbi parmi les sportives africaines les plus constantes de sa discipline.
Elle a également reçu des distinctions nationales en Côte d’Ivoire en reconnaissance de ses performances.
Son parcours est souvent cité auprès des jeunes athlètes comme exemple de discipline, de persévérance et de capacité à durer.
En 2026, Ruth Gbagbi n’est plus seulement une championne révélée à Rio : elle représente plus d’une décennie de présence au plus haut niveau.
Le fait de continuer à gagner des titres continentaux et à atteindre des finales internationales plus de dix ans après ses premiers Jeux souligne une longévité exceptionnelle.
Son histoire sportive reste étroitement liée à celle du taekwondo ivoirien, discipline qui a offert au pays certaines de ses plus grandes réussites olympiques.
Ruth Gbagbi demeure ainsi l’une des figures majeures du sport ivoirien contemporain et une référence du taekwondo mondial dans la catégorie des moins de 67 kg.
Parcours et dates clés
Jeux olympiques
– 2012 – Jeux olympiques de Londres – première participation olympique
– 2016 – Jeux olympiques de Rio – médaille de bronze en -67 kg et première médaille olympique féminine de l’histoire de la Côte d’Ivoire
– 2021 – Jeux olympiques de Tokyo 2020 – deuxième médaille de bronze olympique en -67 kg
Championnats du monde
– 2017 – Championnats du monde de Muju – médaille d’or et titre mondial
– Carrière – Championnats du monde – 1 médaille d’or et 1 médaille de bronze selon le bilan World Taekwondo
Grand Prix / Grand Slam
– Carrière – World Taekwondo Grand Prix – 4 médailles d’or, 1 d’argent et 3 de bronze
– Carrière – World Taekwondo Grand Slam – 1 médaille d’or et 2 de bronze
Saison 2026
– 2026 – Spanish Open – médaille d’argent en -67 kg après une finale face à Aleksandra Perisic
– 2026 – Championnats d’Afrique – médaille d’or en -67 kg après une victoire en finale sur Iman Kanouté
– 2026 – Grand Prix de Rome – victoire en seizièmes face à Milena Titoneli puis élimination en huitièmes contre Jie Song
– 2026 – Classement olympique World Taekwondo – 8e en -67 kg au moment de la mise à jour
Repères personnels
– 7 février 1994 – Naissance à Abidjan, Côte d’Ivoire
La première femme ivoirienne médaillée aux JO est désormais N° 1 mondial dans sa ...