- Channel : VIP Crossing - 28/06/2026
Coupe du Monde 2026 : ces équipes surprises qui ont bousculé la hiérarchie
La Coupe du Monde 2026, première édition à 48 équipes, a déjà offert plusieurs surprises majeures. Si les grandes nations restent présentes, plusieurs sélections moins attendues ont profité de la phase de groupes pour bousculer la hiérarchie. Certaines disputaient leur premier Mondial, d’autres retrouvaient la compétition après une longue absence, tandis que plusieurs ont réussi à sortir de groupes relevés ou à faire tomber des adversaires plus expérimentés. Le Cap-Vert, la Norvège, la République démocratique du Congo, la Bosnie-Herzégovine, l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Côte d’Ivoire ou encore l’Autriche font partie de ces équipes qui ont changé le récit de ce début de tournoi. Leur qualification au second tour n’est pas seulement un résultat sportif. Elle raconte aussi l’évolution d’un football mondial plus ouvert, où l’organisation, la discipline et la confiance peuvent réduire l’écart avec les grandes nations.
Le Cap-Vert, la plus belle histoire du tournoi
Le Cap-Vert est sans doute la surprise la plus symbolique de cette Coupe du Monde. Pour sa première participation à l’événement, l’archipel africain a réussi à se qualifier pour les 32es de finale. C’est déjà un exploit immense pour une nation qui ne possède ni le réservoir de joueurs ni l’histoire mondiale des grandes sélections. Ce qui impressionne surtout, c’est la manière. Le Cap-Vert est sorti d’un groupe très difficile, avec l’Espagne, l’Uruguay et l’Arabie saoudite. Face à des nations plus expérimentées, les Requins Bleus ont fait preuve d’une remarquable discipline tactique. Leur force principale reste leur collectif. Cette équipe défend ensemble, attaque ensemble et semble portée par une vraie mission nationale. Pour espérer passer un tour supplémentaire face à l’Argentine, le Cap-Vert devra rester fidèle à son identité. Il faudra accepter de ne pas avoir le ballon, fermer les espaces et miser sur les transitions rapides. Dans un match à élimination directe, chaque coup de pied arrêté, chaque récupération haute et chaque contre peut devenir une occasion historique.
La Norvège, le retour qui change tout
La Norvège fait partie des équipes européennes qui ont marqué cette phase de groupes. Son retour au premier plan est important, car la sélection norvégienne n’avait plus participé à une Coupe du Monde depuis 1998. Cette qualification pour le second tour ne relève donc pas du hasard. La Norvège possède aujourd’hui une génération plus forte, plus mature et plus ambitieuse. Sa puissance offensive, sa qualité dans les transitions et sa capacité à jouer sans complexe en font une équipe très dangereuse. Son prochain défi face à la Côte d’Ivoire sera particulièrement intéressant. Sur le papier, les Ivoiriens semblent plus équilibrés collectivement, mais la Norvège possède des armes capables de faire basculer un match. Si elle parvient à imposer de l’intensité et à exploiter les espaces, elle peut clairement rêver d’un tour supplémentaire.
La République démocratique du Congo, le grand retour africain
La RD Congo est l’une des grandes histoires de cette Coupe du Monde 2026. Les Léopards retrouvaient le tournoi après une très longue absence et ont réussi à franchir la phase de groupes en signant notamment une victoire forte contre l’Ouzbékistan. Ce succès a une portée historique. Il montre que la RDC n’est pas seulement revenue pour participer, mais bien pour exister dans la compétition. Son équipe possède une vraie puissance physique, de la vitesse sur les côtés et des joueurs capables de se sublimer dans les grands rendez-vous. Le prochain match contre l’Angleterre sera évidemment très difficile. Mais la RDC peut avoir une chance si elle parvient à transformer la rencontre en duel intense, avec beaucoup d’engagement, de transitions et de pression. Face à une équipe anglaise favorite, les Léopards devront éviter de subir trop bas et exploiter chaque erreur.
La Bosnie-Herzégovine, une qualification pleine de caractère
La Bosnie-Herzégovine fait également partie des équipes qui ont surpris. Dans un groupe où figuraient le Canada, la Suisse et le Qatar, elle a su trouver les ressources pour se qualifier. Cette sélection n’a pas le statut des grandes nations européennes, mais elle possède une culture tactique solide et plusieurs joueurs habitués aux grands championnats. Sa force réside dans sa capacité à rester organisée, à ne pas paniquer et à profiter des moments faibles de l’adversaire. Face aux États-Unis, la Bosnie-Herzégovine ne partira pas favorite, mais elle peut poser des problèmes. Si elle parvient à ralentir le rythme, à fermer l’axe et à utiliser son expérience dans les moments chauds, elle peut créer une nouvelle surprise.
L’Afrique du Sud, l’outsider qui joue sans complexe
L’Afrique du Sud a déjoué les pronostics en atteignant les 32es de finale. Les Bafana Bafana n’étaient pas forcément attendus à ce niveau, mais leur parcours confirme les progrès réalisés ces derniers mois. La grande force de cette équipe est son organisation. L’Afrique du Sud défend avec sérieux, reste compacte et accepte de souffrir. Elle ne possède pas forcément les individualités les plus connues du tournoi, mais son collectif fonctionne bien.
Face au Canada, les Sud-Africains ont une vraie carte à jouer. Pour passer un tour supplémentaire, ils devront éviter de se découvrir trop tôt et faire durer le suspense. Plus le match avancera sans que le Canada ne prenne l’avantage, plus l’Afrique du Sud pourra croire à l’exploit.
L’Égypte, la surprise de l’expérience
L’Égypte n’est pas une petite nation du football africain, mais sa qualification pour les 32es de finale reste notable. Les Pharaons ont su sortir d’un groupe où figuraient la Belgique, l’Iran et la Nouvelle-Zélande. Cette équipe ne brille pas toujours par un football spectaculaire, mais elle sait gérer les moments importants. Son expérience, son organisation défensive et sa capacité à jouer des matches fermés peuvent devenir des atouts précieux en phase à élimination directe. Face à l’Australie, l’Égypte peut croire à ses chances. Le match semble ouvert. Si les Pharaons parviennent à imposer leur tempo, à éviter les pertes de balle dangereuses et à se montrer efficaces sur les phases arrêtées, ils peuvent rejoindre le tour suivant.
La Côte d’Ivoire, une surprise par la manière
La Côte d’Ivoire n’est pas une surprise par son nom, mais elle l’est par son autorité. Les Éléphants ont terminé devant l’Allemagne dans leur groupe, ce qui donne une autre dimension à leur parcours. Sous la direction d’Emerse Faé, cette équipe semble avoir trouvé un équilibre rare. Elle possède de la puissance, de l’expérience, une vraie solidité défensive et une capacité à se projeter vite vers l’avant. Contre la Norvège, la Côte d’Ivoire devra surtout éviter de laisser trop d’espaces. Si les Éléphants restent disciplinés et imposent leur densité physique, ils ont les moyens de poursuivre leur route et de devenir l’un des grands outsiders du tournoi.
L’Autriche, discrète mais dangereuse
L’Autriche fait partie des équipes européennes qui ont profité de cette Coupe du Monde pour rappeler leur progression. Son retour dans la compétition et sa qualification pour les 32es de finale confirment la montée en puissance d’une sélection souvent sous-estimée.
Son football repose sur l’intensité, la rigueur collective et une forte discipline tactique. Ce n’est pas l’équipe la plus spectaculaire du tournoi, mais c’est une sélection très difficile à manœuvrer.Face à l’Espagne, l’Autriche devra réaliser un match presque parfait. Elle devra presser intelligemment, fermer les circuits de passes et rester efficace sur ses rares occasions. C’est un défi immense, mais son organisation peut gêner une grande nation.
Les premières participations : qui a vraiment marqué le tournoi ?
Quatre équipes disputaient leur première Coupe du Monde en 2026 : le Cap-Vert, Curaçao, la Jordanie et l’Ouzbékistan. Cette donnée est essentielle pour comprendre l’impact du nouveau format à 48 équipes. Mais toutes n’ont pas connu le même destin. Le Cap-Vert est clairement le grand gagnant de cette vague de nouveaux venus, avec une qualification historique pour le second tour. L’Ouzbékistan, malgré des moments intéressants, n’a pas réussi à prolonger son rêve. Curaçao et la Jordanie ont découvert l’exigence du très haut niveau, mais leur simple présence reste déjà une étape majeure pour leur football. Le Cap-Vert est donc aujourd’hui le symbole parfait de cette Coupe du Monde élargie : une nation peu attendue, mais bien organisée, capable d’utiliser cette nouvelle fenêtre pour écrire l’histoire.
Un Mondial plus ouvert que jamais
Cette Coupe du Monde 2026 montre que les surprises ne sont plus de simples accidents. Les équipes dites secondaires sont mieux préparées, plus disciplinées et composées de joueurs évoluant de plus en plus souvent dans des championnats compétitifs.
Le Cap-Vert, la RD Congo, la Bosnie-Herzégovine, l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Norvège, l’Autriche ou encore la Côte d’Ivoire n’ont pas toutes le même statut, mais elles partagent un point commun : elles ont su transformer leur phase de groupes en opportunité. La question est désormais simple : l’une de ces équipes peut-elle aller encore plus loin ? Dans une Coupe du Monde où les écarts semblent se réduire, la réponse est oui. Certaines auront besoin d’un exploit immense, d’autres ont déjà les armes pour viser les huitièmes. Mais une chose est certaine : le second tour de ce Mondial 2026 ne sera pas seulement celui des favoris. Il sera aussi celui des équipes qui ont osé croire en leur chance.
























