Mon fils Malik
Un jour, alors que Slimane rentre chez lui, il découvre une patrouille de police ...

Akim Chir est un acteur français né en 1972 en Seine-Saint-Denis. Issu d’une famille algérienne installée en région parisienne, il grandit à La Courneuve dans une fratrie nombreuse. Son parcours vers le métier de comédien ne suit pas une trajectoire académique classique : il passe d’abord par les études, le sport et différents emplois avant de rejoindre le théâtre puis le cinéma au tournant des années 2000.
Dans son enfance, la famille occupe une place importante. Son père travaille dans un métier manuel tandis que sa mère se consacre largement à l’éducation des enfants. Akim Chir grandit dans un environnement populaire où les valeurs de solidarité et de responsabilité familiale sont centrales. Il pratique plusieurs sports, notamment la natation, et s’intéresse à la boxe thaïlandaise. Cette culture physique lui donnera plus tard une aisance utile pour certains rôles et pour des productions comportant des scènes d’action.
Passionné de cinéma, il franchit un cap en 2000 lorsqu’il se présente à un casting de théâtre. Il rejoint une troupe et joue plusieurs mois au Splendid à Paris. La scène constitue pour lui une véritable école professionnelle : répétitions quotidiennes, écoute des partenaires, rythme du texte et capacité à maintenir un personnage sur la durée. Cette expérience lui permet de passer rapidement à la fiction filmée.
La même période le conduit au cinéma avec La Squale de Fabrice Genestal. Le film, consacré à la vie d’une adolescente dans une cité de banlieue parisienne, s’inscrit dans un cinéma social proche de certains environnements que le comédien connaît. Akim Chir poursuit ensuite avec L’Empire des loups de Chris Nahon et Angel-A de Luc Besson, où il interprète le chef des malfrats. Ces rôles lui ouvrent progressivement l’accès à des productions plus visibles.
Il travaille ensuite dans des films de genres variés. Dans Voyage sans retour, il joue Mouss. Il apparaît dans Braqueurs de Julien Leclercq, où il interprète Tarek, puis dans Dheepan de Jacques Audiard, Palme d’or au Festival de Cannes 2015, dans lequel il incarne un résident du Pré. La participation à un film de Jacques Audiard constitue une étape importante, car elle l’inscrit dans un projet reconnu internationalement.
Il poursuit avec Le Prix du succès de Teddy Lussi-Modeste, aux côtés de Tahar Rahim et Roschdy Zem, où il joue Walid. Il figure aussi dans Banlieusards de Kery James et Leïla Sy, dans le rôle de Lakdar. Ces projets prolongent un fil rouge de sa filmographie : des récits qui abordent les rapports sociaux, les quartiers populaires, la famille, la violence et la loyauté.
À la télévision, Akim Chir apparaît dans plusieurs séries françaises. Il rejoint notamment Validé de Franck Gastambide, où il incarne Ousmane dans plusieurs épisodes. La série, centrée sur l’univers du rap français, connaît un large succès sur Canal+ et permet au comédien de toucher un public plus jeune. Il joue également Bilal dans Le Mensonge, Youssef dans Diana Boss et Kader dans Le Squat.
En 2021, il participe à Mon fils Malik de Thitia Marquez, où il interprète Mohammed. Il poursuit au cinéma avec Du crépitement sous les néons, sorti en 2022, dans lequel il joue Awatif. Son parcours comprend aussi un travail de cascade sur Goliath, preuve que sa pratique sportive et son aisance physique peuvent être mobilisées au-delà du seul jeu dramatique.
Sa filmographie récente mentionne également Repose en paix, si tu peux, où il interprète Steve. Parallèlement, il conserve un lien avec la scène. Son expérience théâtrale, à l’origine de sa vocation professionnelle, reste un socle important de son travail d’acteur.
Akim Chir a ainsi construit une carrière régulière sans rechercher un seul type de personnage. Malfrat, père, membre d’un groupe criminel, habitant de quartier, personnage d’autorité ou second rôle dramatique : il passe d’un registre à l’autre en conservant une présence physique reconnaissable. Sa trajectoire, commencée relativement tard après plusieurs expériences professionnelles, illustre aussi la possibilité de bâtir une carrière durable par le travail de terrain, les rencontres et la fidélité à des univers de cinéma souvent ancrés dans la réalité sociale française.
Sa présence dans des productions comme Valérian et la Cité des mille planètes ou son implication dans des scènes physiques de Goliath illustrent également son aisance dans des univers de grande production. Même lorsque son rôle est bref, Akim Chir apporte une physionomie et une énergie immédiatement identifiables. Cette qualité explique la régularité de ses apparitions : il est souvent choisi pour donner rapidement une crédibilité à un personnage lié à l’autorité, au milieu criminel ou à un environnement social tendu. Au fil du temps, il a toutefois élargi ce registre avec des personnages plus familiaux ou plus vulnérables, évitant de rester enfermé dans une seule image.
Sa carrière repose enfin sur une grande continuité. Plus de vingt ans après ses débuts, Akim Chir continue d’obtenir des rôles dans des films, téléfilms et séries, sans rompre avec le théâtre qui l’a lancé. Cette permanence témoigne d’un profil recherché pour sa crédibilité et sa capacité à s’intégrer rapidement à une distribution. Elle lui a permis de travailler aussi bien avec des cinéastes reconnus qu’avec de jeunes réalisateurs et des productions indépendantes.
– Né en 1972 en Seine-Saint-Denis
– Grandit à La Courneuve dans une famille d’origine algérienne
– Débuts au théâtre au Splendid en 2000
– La Squale
– L’Empire des loups
– Angel-A – chef des malfrats
– Voyage sans retour – Mouss
– Braqueurs – Tarek
– Dheepan
– Le Prix du succès – Walid
– Banlieusards – Lakdar
– Validé – Ousmane
– Le Mensonge – Bilal
– Diana Boss – Youssef
– Le Squat – Kader
– Mon fils Malik – Mohammed
– Du crépitement sous les néons – Awatif
– Goliath – cascades
– Repose en paix, si tu peux – Steve