Sarazin Julien


Sarazin Julien

Julien Sarazin est un photographe, comédien et réalisateur français dont le parcours s’est construit par étapes, au fil des tournages, des clips et des rencontres professionnelles. Avant de se faire connaître comme acteur, il travaille autour de l’image et développe une pratique de photographe qui lui donne une connaissance concrète du cadre, de la lumière et de la mise en scène. Cette proximité avec la fabrication visuelle l’amène progressivement à passer devant la caméra.

Il commence par la figuration, puis participe à des courts métrages. Ces premières expériences lui permettent de découvrir le rythme d’un plateau et de nouer des relations avec d’autres comédiens et techniciens. Parmi les rencontres importantes de cette période figurent Dimitri Bagot et Thitia Marquez, deux artistes avec lesquels il collaborera ensuite sur des projets de fiction. Son parcours s’inscrit ainsi dans un réseau de cinéma indépendant où les mêmes créateurs peuvent se retrouver d’un film à l’autre.

Entre 2017 et 2018, Julien Sarazin apparaît dans de nombreux clips musicaux. Son ancienne biographie professionnelle mentionne une activité particulièrement soutenue dans ce domaine, avec des tournages liés notamment à Gims, La Fouine, Niska ou Matt Houston. Le clip constitue alors pour lui un terrain d’apprentissage important : les journées de tournage sont souvent courtes, le langage visuel très précis, et le comédien doit savoir créer rapidement une présence reconnaissable à l’image.

Il tient également le premier rôle du clip Peupleraie de Clément Froissart, réalisé par Thibault Dumoulin. Le projet se distingue dans le circuit des clips et renforce la visibilité du comédien. Julien Sarazin poursuit ensuite ses expériences en fiction et rejoint le film Cuvée spéciale de Klaudia Lanka. Dans cette œuvre, il interprète le mari de Laura. Le film est finalement distribué en 2024, ce qui permet de rattacher ce projet à sa filmographie publique officielle.

Il participe ensuite à plusieurs productions de plus grande ampleur. Son parcours mentionne Le Bazar de la Charité, série réalisée notamment par Alexandre Laurent, ainsi que La Révolution, production française destinée à Netflix. Même lorsque les rôles sont modestes ou non systématiquement détaillés dans les bases publiques, ces tournages constituent pour lui une expérience importante de productions à gros moyens.

Au cinéma, il apparaît dans Eiffel de Martin Bourboulon, sorti en 2021 avec Romain Duris et Emma Mackey. Le film, consacré de manière romancée à Gustave Eiffel, représente une production ambitieuse mêlant reconstitution historique et romance. La participation de Julien Sarazin à ce type de projet complète son expérience du cinéma indépendant par un travail dans une équipe de grande taille.

Il rejoint également Mon fils Malik de Thitia Marquez, sorti en 2021. Cette production réunit une partie du réseau artistique qu’il côtoie depuis plusieurs années. Le film s’inscrit dans une veine dramatique et sociale, autour d’un père confronté au meurtre de sa femme et à la disparition de son fils. La présence de Julien Sarazin dans cette aventure confirme son lien avec les projets développés autour de Thitia Marquez et Dimitri Bagot.

Son parcours comprend aussi des collaborations avec des réalisateurs issus de l’école Kourtrajmé et plusieurs courts métrages ou projets indépendants. Il travaille sur Jumelage de Daouda Kounaté, puis sur des films de Matthieu Jubely comme Passation et Palpation. Il tient également un rôle important dans La vie de rêve papi de Jefry Lopalanga. Ces productions, moins exposées que les grands films de cinéma, illustrent pourtant une part essentielle de son activité : la recherche de rôles variés et le maintien d’une pratique régulière devant la caméra.

Julien Sarazin ne se limite pas au jeu. Sa formation par l’image et son intérêt pour la photographie l’amènent également vers la réalisation et l’écriture. Son ancienne présentation professionnelle évoque notamment le développement d’une série inspirée de faits historiques. Les informations publiques disponibles ne permettent pas d’en confirmer aujourd’hui l’état de production, mais elles montrent une volonté d’élargir son activité vers la création de projets personnels.

Son profil reste donc celui d’un artiste polyvalent, à la frontière entre photographie, interprétation et réalisation. Cuvée spéciale, Eiffel et Mon fils Malik constituent les références les plus clairement identifiées de sa filmographie publique, tandis que les clips et courts métrages montrent un parcours beaucoup plus large que ne le laisse apparaître une simple liste de longs métrages.

La photographie reste importante dans sa manière d’aborder le métier. Connaître le cadre et la lumière aide un comédien à comprendre comment un geste, un déplacement ou un regard seront perçus à l’image. Cette sensibilité visuelle explique également son intérêt pour la réalisation. Julien Sarazin appartient ainsi à une catégorie d’artistes qui se construisent par la pratique : il accumule les expériences, passe d’un poste à l’autre et utilise les tournages comme une formation continue. La sortie de Cuvée spéciale en 2024 a permis de rendre plus visible une partie de cette trajectoire jusque-là surtout constituée de clips, de courts métrages et de participations à des productions collectives.

– Photographe, comédien et réalisateur
– Débuts par la figuration et les courts métrages
– Nombreux clips musicaux entre 2017 et 2018
– Peupleraie – clip de Clément Froissart
– Cuvée spéciale – mari de Laura
– Le Bazar de la Charité
– La Révolution
– Eiffel – 2021
– Mon fils Malik – 2021
– Jumelage
– Passation
– Palpation
– La vie de rêve papi
– Développement de projets d’écriture et de réalisation

    Présent dans

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