- Channel : VIP Crossing - 05/06/2026
Lewis Hamilton mène le train Ferrari : la Scuderia frappe fort lors des essais à Monaco
Ferrari donne le ton dès les essais libres
Ferrari a envoyé un signal fort lors de la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix de Monaco. Lewis Hamilton a signé le meilleur temps en 1’13’’026, devançant son coéquipier Charles Leclerc de seulement 0’’111. Derrière les deux Ferrari, Max Verstappen a limité l’écart en prenant la troisième place, à 0’’168 du temps de référence.
Sur un circuit comme Monaco, ce résultat n’a rien d’anodin. Les écarts sont faibles, la confiance dans la voiture est essentielle et la qualification peut déjà décider d’une grande partie du week-end. Voir Ferrari placer ses deux monoplaces en tête lors de la deuxième séance confirme que la Scuderia semble particulièrement à l’aise dans les rues de la Principauté.
Après une première séance déjà dominée par Charles Leclerc devant Lewis Hamilton, Ferrari a inversé l’ordre lors de la deuxième session. Le Britannique a pris le relais, montrant qu’il pouvait lui aussi exploiter le potentiel de la monoplace rouge sur un tracé où la précision compte autant que la vitesse pure.
Hamilton devant Leclerc : un duel interne déjà très intéressant
Le meilleur temps de Lewis Hamilton est important pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il confirme son adaptation progressive à Ferrari. Ensuite parce qu’il s’impose face à Charles Leclerc, pilote souvent redoutable à Monaco, son Grand Prix à domicile.
Leclerc avait frappé le premier en dominant les EL1 avec un chrono de 1’13’’978, Hamilton se classant alors deuxième à 0’’226. En EL2, le Britannique a répondu avec une séance plus propre, plus rapide et suffisamment solide pour devancer son équipier d’un dixième.
Cette opposition interne pourrait devenir l’un des grands enjeux du week-end. À Monaco, partir devant son coéquipier peut avoir une importance considérable. Les dépassements sont difficiles, les erreurs coûtent cher et la position en piste reste capitale. Si Ferrari conserve cette dynamique, la lutte entre Hamilton et Leclerc pourrait décider de la pole position.
Verstappen reste dans le match
Max Verstappen n’a pas terminé la journée en tête, mais il reste très proche. Troisième des deux séances, le pilote Red Bull a montré qu’il n’était pas décroché. En EL2, son retard de 0’’168 sur Hamilton prouve qu’il peut encore s’inviter dans la bataille pour la pole. C’est un point important, car Monaco peut parfois masquer les hiérarchies habituelles. La puissance moteur et la vitesse de pointe y comptent moins que l’équilibre, la traction, l’agilité et la capacité du pilote à frôler les rails sans commettre d’erreur. Si Red Bull trouve quelques ajustements avant les qualifications, Verstappen peut encore menacer les Ferrari. Le Néerlandais n’a donc pas dominé, mais il s’accroche. Et dans un week-end monégasque, rester au contact jusqu’au samedi peut suffire pour renverser la tendance.
Pourquoi Ferrari semble si forte à Monaco
La performance de Ferrari s’explique en partie par les caractéristiques du circuit. Monaco est un tracé lent, étroit, technique, où la confiance dans le train avant, la stabilité au freinage et la motricité à basse vitesse jouent un rôle majeur. Reuters souligne que le tracé monégasque réduit l’avantage de puissance brute de certaines équipes et met davantage l’accent sur le comportement de la voiture dans les virages lents. Dans ce contexte, Ferrari semble avoir trouvé une fenêtre de fonctionnement favorable. La voiture paraît efficace dans les zones lentes, stable dans les changements de direction et suffisamment précise pour permettre aux pilotes d’attaquer.
Cela ne garantit pas encore une victoire. Les essais libres ne sont pas une course, et les charges de carburant restent inconnues. Mais à Monaco, être rapide dès le vendredi est souvent un excellent signe. Les pilotes ont besoin d’accumuler de la confiance tour après tour. Ferrari semble avoir commencé le week-end avec cette confiance.
Isack Hadjar de retour après son accident
La journée a aussi été marquée par l’accident d’Isack Hadjar lors de la première séance. Le pilote Red Bull a provoqué un drapeau rouge après une sortie à la chicane de la piscine, obligeant son équipe à réparer la monoplace avant la deuxième séance.
Son retour en piste en EL2 est donc une bonne nouvelle. Hadjar a finalement pu reprendre le travail et signer le sixième temps de la séance, à un peu plus d’une seconde d’Hamilton. Après un accident en EL1, retrouver du rythme aussi vite sur un circuit aussi exigeant que Monaco est loin d’être anodin.
Ce retour montre aussi la capacité de réaction de son équipe. À Monaco, perdre une séance complète peut être très pénalisant, car chaque tour permet d’apprendre, de prendre des repères et de se rapprocher des limites. Hadjar a donc sauvé une partie importante de sa journée.
McLaren et Mercedes moins visibles
Derrière Ferrari et Verstappen, Mercedes a placé George Russell quatrième et Kimi Antonelli cinquième lors de la deuxième séance. Les deux pilotes restent dans le top 5, mais sans donner l’impression de contrôler la journée.
McLaren a connu une séance plus compliquée. Lando Norris a été victime d’un problème de batterie selon RacingNews365, tandis qu’Oscar Piastri s’est classé septième en EL2.
Ces difficultés ne condamnent personne, mais elles changent la lecture du week-end. Ferrari semble avoir pris une longueur d’avance dans la mise au point. Red Bull reste menaçante avec Verstappen. Mercedes est présente, mais pas dominante. McLaren devra réagir rapidement pour ne pas se retrouver en retrait au moment décisif.
Les qualifications seront cruciales
À Monaco, la qualification est presque une course à part entière. La position sur la grille peut peser plus lourd qu’ailleurs, car dépasser reste extrêmement difficile. Une Ferrari en pole pourrait avoir une opportunité majeure de contrôler le Grand Prix, à condition d’éviter les erreurs stratégiques et les incidents.
Pour Hamilton, cette performance en EL2 est donc plus qu’un simple meilleur temps du vendredi. Elle peut lui donner une base de confiance avant la séance la plus importante du week-end. Pour Leclerc, battu de peu, le défi sera de reprendre l’avantage devant son public. Pour Verstappen, l’objectif sera de combler les derniers dixièmes et de profiter de la moindre hésitation des Ferrari.
La journée a montré une chose : Ferrari a les armes pour jouer très haut. Mais Monaco ne pardonne rien. Entre les rails, la confiance peut tout changer, mais une petite erreur peut aussi ruiner un week-end.
Ferrari favorite, mais pas encore à l’abri
Après ces deux séances, Ferrari apparaît comme la grande gagnante du vendredi. Leclerc a dominé les EL1, Hamilton les EL2, et la Scuderia a placé ses deux voitures aux avant-postes à chaque fois. C’est une déclaration d’intention claire.
Mais il serait trop tôt pour parler de domination totale. Verstappen reste proche, Mercedes n’est pas loin et Monaco peut rapidement redistribuer les cartes. Une neutralisation, un drapeau rouge en qualification, une erreur dans le trafic ou une mauvaise stratégie peuvent tout changer. Ce vendredi a surtout posé les bases d’un week-end passionnant. Ferrari semble avoir la voiture la plus à l’aise. Hamilton et Leclerc semblent prêts à se battre pour la pole. Verstappen reste en embuscade. Et Isack Hadjar, malgré son accident, a réussi à reprendre sa place dans le rythme.
À Monaco, le samedi dira la vérité. Mais pour l’instant, le train Ferrari est bien lancé, et Lewis Hamilton en a pris la tête.
































