Rajoelina offre 118 cartons de Covi ..
15 Pays membres de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (C ...

Abdel Fattah Saeed Hussein Khalil al-Sissi est un militaire et homme d’État égyptien né le 19 novembre 1954 au Caire. Après une longue carrière dans les forces armées, il devient ministre de la Défense en 2012, joue un rôle central dans la destitution du président Mohamed Morsi en 2013 puis est élu président de la République arabe d’Égypte en 2014. Réélu en 2018 puis en 2023, il exerce toujours la présidence en 2026.
Il grandit dans le quartier cairote de Gamaleya et choisit très jeune la carrière militaire. Il sort diplômé de l’Académie militaire égyptienne en 1977. Sa formation se poursuit ensuite pendant plusieurs décennies. Il fréquente le Command and Staff College en Égypte en 1987, suit une formation au Royaume-Uni au début des années 1990, étudie à la Nasser Higher Military Academy puis effectue en 2006 une formation au United States Army War College. Ce parcours accompagne son ascension dans la hiérarchie de l’armée.
Al-Sissi occupe différents postes de commandement et travaille également comme attaché de défense en Arabie saoudite. Il se spécialise progressivement dans le renseignement militaire. Après la révolution de 2011 qui entraîne la chute du président Hosni Moubarak, l’armée joue un rôle majeur dans la transition politique. Al-Sissi devient l’une des figures les plus importantes du Conseil suprême des forces armées.
En août 2012, le président Mohamed Morsi le nomme ministre de la Défense et commandant en chef des forces armées. À ce moment, il est perçu comme un officier appartenant à une génération plus jeune que celle du maréchal Mohamed Hussein Tantawi, qu’il remplace. Les tensions politiques augmentent cependant rapidement entre la présidence, les institutions et une partie de la société.
Le 30 juin 2013, de vastes manifestations demandent le départ de Mohamed Morsi. Le 3 juillet, l’armée dirigée par al-Sissi annonce la destitution du président et la suspension de la Constitution. Adly Mansour, président de la Cour constitutionnelle, devient chef de l’État par intérim. Les événements sont interprétés de façon profondément opposée : les partisans de l’intervention militaire la présentent comme une réponse à une mobilisation populaire massive, tandis que les opposants la qualifient de coup d’État. La répression des Frères musulmans et d’autres opposants dans les mois suivants fait l’objet de fortes critiques d’organisations de défense des droits humains.
En mars 2014, al-Sissi quitte ses fonctions militaires pour se présenter à la présidentielle. Il remporte l’élection organisée en mai et prête serment le 8 juin 2014. Son premier mandat est dominé par la volonté affichée de rétablir la stabilité, de combattre les groupes jihadistes, en particulier dans le Sinaï, et de lancer de grands projets d’infrastructure.
Parmi les réalisations les plus visibles figurent l’extension du canal de Suez inaugurée en 2015, la construction d’un vaste réseau routier et le développement d’une nouvelle capitale administrative à l’est du Caire. Le pouvoir soutient également plusieurs programmes de logement et l’initiative « Vie décente » destinée aux zones rurales. Ces politiques sont présentées par le gouvernement comme des outils de modernisation et de développement.
L’économie égyptienne reste cependant soumise à de fortes pressions : dette, inflation, dévaluation de la monnaie et dépendance à l’égard des financements extérieurs. Les grands projets sont salués par leurs défenseurs pour leurs effets sur les infrastructures, mais critiqués par d’autres pour leur coût et leur priorité par rapport aux besoins sociaux immédiats.
Al-Sissi est réélu en 2018. Une réforme constitutionnelle approuvée en 2019 modifie notamment la durée du mandat présidentiel et lui permet de se représenter. En décembre 2023, il remporte une nouvelle élection avec 89,6 % des suffrages selon les résultats officiels. Il prête serment le 2 avril 2024 pour un troisième mandat.
Sur le plan international, l’Égypte sous sa présidence cherche à conserver son rôle central au Moyen-Orient, en Afrique et en Méditerranée. Le pays intervient dans les médiations liées au conflit israélo-palestinien, développe ses relations avec les États du Golfe, l’Union européenne, les États-Unis, la Russie et la Chine, et s’implique dans les dossiers libyen, soudanais et liés à la sécurité de la mer Rouge. Al-Sissi préside également l’Union africaine de 2019 à 2020.
Son exercice du pouvoir demeure controversé. Les autorités mettent en avant la lutte contre le terrorisme, la stabilité de l’État et les investissements dans les infrastructures. Les organisations internationales de défense des droits humains critiquent pour leur part les restrictions visant l’opposition, la liberté de la presse, les ONG et les manifestations. Le gouvernement égyptien conteste régulièrement certaines de ces appréciations et affirme agir dans le cadre de la sécurité nationale.
En 2026, Abdel Fattah al-Sissi continue d’exercer la présidence et mène une activité diplomatique soutenue. Il participe notamment au sommet du G7 organisé en France en juin 2026 et multiplie les rencontres internationales, tout en suivant les programmes économiques et sociaux en Égypte. Son parcours illustre la place durable de l’institution militaire dans l’histoire politique égyptienne contemporaine et fait de lui l’une des personnalités les plus influentes, mais aussi les plus débattues, de la région.
Carrière militaire
– 1977 – Diplômé de l’Académie militaire égyptienne
– 1987 – Formation au Command and Staff College en Égypte
– 1992 – Formation au Royaume-Uni au Joint Services Command and Staff College
– 2006 – Formation au United States Army War College
– 2012 – Nommé ministre de la Défense et commandant en chef des forces armées
Événements politiques
– 3 juillet 2013 – Annonce par l’armée de la destitution du président Mohamed Morsi et d’une feuille de route de transition
– Mars 2014 – Quitte l’armée pour se présenter à l’élection présidentielle
Présidence de l’Égypte
– 8 juin 2014 – Prête serment comme président de la République arabe d’Égypte
– 2015 – Inauguration de l’extension du canal de Suez
– 2018 – Réélu pour un deuxième mandat
– 2019 – Révision constitutionnelle modifiant notamment les règles de mandat présidentiel
– Décembre 2023 – Remporte l’élection présidentielle avec 89,6 % selon les résultats officiels
– 2 avril 2024 – Prête serment pour un troisième mandat
– 2026 – Exerce toujours la présidence de la République arabe d’Égypte
Fonctions et diplomatie internationale
– 2019 à 2020 – Président en exercice de l’Union africaine
– Juin 2026 – Participation au sommet du G7 en France
15 Pays membres de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (C ...