• Channel : VIP Crossing - 12/07/2026

Abdel Fattah al-Burhan dissout les institutions de transition et reprend le pouvoir au Soudan

 

Le Soudan bascule une nouvelle fois dans une profonde crise politique. Ce lundi, le général Abdel Fattah al-Burhan annonce la dissolution des institutions de transition et la proclamation de l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire. Cette décision intervient après plusieurs heures de tension au cours desquelles les principaux dirigeants civils de la transition ont été arrêtés par les forces armées. La transition politique, engagée après la chute d'Omar el-Béchir en 2019, est brutalement interrompue. L'armée reprend le contrôle des institutions de l'État, faisant craindre un retour durable du pouvoir militaire au Soudan.

Dès les premières heures de la journée, des unités militaires prennent position autour des bâtiments gouvernementaux à Khartoum. Le Premier ministre Abdallah Hamdok ainsi que plusieurs ministres et responsables civils sont interpellés puis conduits vers des lieux tenus secrets. Dans la capitale, les accès aux principaux ponts sont contrôlés par les forces armées tandis que plusieurs axes routiers sont bloqués. Les services de télécommunications et d'Internet connaissent d'importantes perturbations, compliquant la circulation de l'information.

 

Abdel Fattah al-Burhan annonce la dissolution des institutions

Quelques heures après les arrestations, le général Abdel Fattah al-Burhan apparaît à la télévision nationale. Il annonce la dissolution du Conseil souverain, du gouvernement de transition ainsi que des différentes instances chargées d'accompagner le retour progressif à un pouvoir civil. Le chef de l'armée affirme que cette décision vise à préserver la stabilité du pays et à corriger les divisions politiques qui paralysent les institutions depuis plusieurs mois. Il annonce également la mise en place d'un nouvel exécutif composé de personnalités indépendantes et confirme le maintien de l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire soudanais.

L'annonce du coup d'État provoque une réaction immédiate dans plusieurs villes du pays. À Khartoum, Omdourman et Bahri, des milliers de manifestants se rassemblent pour dénoncer la prise du pouvoir par l'armée. Des barricades sont érigées sur plusieurs axes routiers tandis que les forces de sécurité tentent de disperser les rassemblements. La situation demeure extrêmement tendue dans la capitale où la mobilisation populaire se poursuit tout au long de la journée.

 

Une vive condamnation internationale

Les réactions internationales se multiplient rapidement. Les Nations unies, l'Union africaine, l'Union européenne, les États-Unis ainsi que plusieurs pays de la région appellent au rétablissement immédiat des autorités civiles et à la libération des responsables politiques arrêtés. Plusieurs organisations internationales demandent le respect des engagements pris dans le cadre de la transition et exhortent toutes les parties à éviter une escalade de la violence. Avec la dissolution des institutions de transition, le Soudan entre dans une nouvelle période d'instabilité politique. Après plusieurs années d'espoir suscitées par la mise en place d'une gouvernance partagée entre civils et militaires, le pays voit son avenir institutionnel devenir particulièrement incertain.

Alors que la population continue de réclamer un pouvoir civil et démocratique, les regards se tournent désormais vers Abdel Fattah al-Burhan et les prochaines décisions qui seront prises par les nouvelles autorités militaires.

 

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