- Channel : VIP Crossing - 12/07/2026
Ibrahim Traoré renverse Paul-Henri Sandaogo Damiba lors du deuxième coup d'État au Burkina Faso
Le Burkina Faso connaît un nouveau bouleversement politique. Huit mois seulement après le renversement de Roch Marc Christian Kaboré, le capitaine Ibrahim Traoré annonce avoir pris le contrôle du pouvoir et écarté le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba de la tête de l'État. Ce deuxième coup d'État en moins d'un an intervient dans un contexte de fortes tensions au sein des forces armées et de dégradation persistante de la situation sécuritaire.
Les militaires favorables à Ibrahim Traoré accusent le pouvoir en place de ne pas avoir apporté les résultats attendus dans la lutte contre les groupes armés et de s'être éloigné des objectifs fixés lors du précédent coup d'État. Dès les premières heures de la journée, plusieurs points stratégiques de Ouagadougou sont occupés par des soldats tandis que les principaux axes sont placés sous surveillance.
Ibrahim Traoré annonce la prise du pouvoir
Dans une déclaration diffusée à la télévision nationale, le capitaine Ibrahim Traoré annonce la destitution de Paul-Henri Sandaogo Damiba. Les nouvelles autorités militaires déclarent la suspension de plusieurs institutions et affirment vouloir recentrer toutes les ressources du pays sur la reconquête du territoire face aux groupes armés.
Les responsables du mouvement assurent que leur priorité est de restaurer la sécurité nationale et de renforcer la souveraineté du Burkina Faso. Ils appellent les forces de défense et la population à rester mobilisées afin d'éviter toute escalade des violences.
Une population divisée mais fortement mobilisée
À Ouagadougou, plusieurs rassemblements sont organisés dans les heures qui suivent l'annonce du coup d'État. Une partie de la population exprime son soutien au capitaine Ibrahim Traoré, estimant qu'un changement de direction est devenu indispensable face à l'insécurité grandissante. D'autres appellent au retour rapide de la stabilité institutionnelle et à la poursuite de la transition.
Des manifestations sont également observées aux abords de plusieurs bâtiments officiels, tandis que les autorités militaires renforcent leur présence dans les principaux centres urbains afin de maintenir l'ordre.
Le Burkina Faso affirme une nouvelle orientation
Les réactions internationales se multiplient rapidement. La CEDEAO, l'Union africaine, les Nations unies et plusieurs partenaires du Burkina Faso appellent au respect de l'ordre constitutionnel et à un retour au dialogue. Dans le même temps, les nouvelles autorités réaffirment leur volonté de défendre les intérêts nationaux et d'adopter une politique fondée sur la souveraineté du pays.
Avec cette prise de pouvoir, Ibrahim Traoré devient le nouveau dirigeant de la transition burkinabè. Son arrivée à la tête de l'État ouvre une nouvelle séquence politique dont les premières décisions seront particulièrement observées, tant au Burkina Faso que dans l'ensemble du Sahel.























