• Channel : VIP Crossing - 12/07/2026

Abdourahamane Tchiani renverse Mohamed Bazoum, le Niger bascule à son tour dans un coup d'État militaire

 

Le Niger entre dans une nouvelle période d'incertitude politique. Des éléments de la garde présidentielle annoncent avoir renversé le président Mohamed Bazoum et pris le contrôle des institutions de l'État. Dès les premières heures de la journée, le chef de l'État est retenu dans sa résidence présidentielle à Niamey, tandis que les principaux bâtiments officiels sont sécurisés par les militaires.

Quelques heures plus tard, un groupe d'officiers apparaît à la télévision nationale pour annoncer la suspension des institutions républicaines. Le général Abdourahamane Tchiani, commandant de la garde présidentielle, est désigné à la tête du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), nouvel organe chargé de diriger le pays. Les militaires justifient leur intervention par la dégradation de la situation sécuritaire, la gouvernance du pays et la nécessité, selon eux, de préserver la stabilité nationale.

 

Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie prend le pouvoir

Dans son premier message adressé à la nation, le général Abdourahamane Tchiani annonce la dissolution des institutions, la suspension de la Constitution ainsi que la fermeture temporaire des frontières terrestres et aériennes. Un couvre-feu est également instauré sur l'ensemble du territoire afin de maintenir l'ordre et d'éviter toute tentative de déstabilisation.

Les nouvelles autorités militaires affirment vouloir restaurer la sécurité du pays face à la menace des groupes armés opérant dans la région du Sahel. Elles annoncent également leur volonté de défendre la souveraineté du Niger et de réexaminer les partenariats stratégiques du pays.

 

Des milliers de Nigériens se rassemblent à Niamey

À Niamey, plusieurs rassemblements sont organisés en soutien aux nouvelles autorités. Des milliers de manifestants se réunissent aux abords des principaux bâtiments publics, brandissant des drapeaux nigériens et appelant à une politique davantage tournée vers la souveraineté nationale. Les forces de sécurité renforcent leur présence dans les secteurs stratégiques afin de prévenir tout débordement.

Parallèlement, plusieurs voix expriment leur inquiétude quant à la remise en cause de l'ordre constitutionnel et à l'avenir des institutions démocratiques du pays. La situation demeure particulièrement tendue dans la capitale, où les autorités surveillent l'évolution des rassemblements.

 

La communauté internationale condamne le coup d'État

Les réactions internationales se multiplient rapidement. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine, les Nations unies, l'Union européenne, les États-Unis et plusieurs partenaires du Niger condamnent la prise du pouvoir par les militaires. Ils demandent la libération immédiate du président Mohamed Bazoum ainsi que le rétablissement de l'ordre constitutionnel.

Le renversement de Mohamed Bazoum marque un nouveau tournant dans l'histoire politique du Sahel. Après le Mali et le Burkina Faso, le Niger rejoint à son tour la liste des pays dirigés par une transition militaire, redessinant profondément les équilibres politiques et sécuritaires de la région.

 

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